Home Économie Les groupes aérospatiaux européens parviennent à un accord-cadre sur la fusion des satellites, selon des sources

Les groupes aérospatiaux européens parviennent à un accord-cadre sur la fusion des satellites, selon des sources

0 comments 81 views

Publié le 2025-10-20 12:26:00. Les géants européens de l’aérospatiale Leonardo, Airbus et Thales ont franchi une étape décisive en signant un accord-cadre pour fusionner leurs activités satellites. Cette alliance stratégique vise à créer un acteur européen d’envergure capable de rivaliser sur le marché mondial en pleine expansion.

  • Un accord-cadre a été conclu entre Leonardo, Airbus et Thales pour regrouper leurs activités de fabrication de satellites.
  • L’objectif est de constituer un pôle européen fort face à des concurrents comme SpaceX d’Elon Musk.
  • Ce projet, surnommé « Projet Bromo », fait suite à des années de négociations et devra encore obtenir les approbations nécessaires.

Après plus d’un an de discussions, les trois principaux constructeurs de satellites européens ont jeté les bases d’une nouvelle entité. Cette fusion envisagée, d’une valeur estimée à environ 10 milliards d’euros (11,66 milliards de dollars), s’inspire du modèle de la coentreprise européenne MBDA, spécialisée dans les missiles. Il s’agit pour l’Europe de consolider ses forces face à la concurrence accrue, notamment celle des constellations de satellites à bas coût lancées par des acteurs privés.

Le chemin vers cet accord n’a pas été sans embûches. Les négociations, baptisées « Projet Bromo », ont connu des ralentissements estivaux en raison de désaccords sur la gouvernance et l’évaluation des actifs. Des sources internes ont également souligné que la crise gouvernementale en France et des divergences sur le partage des activités, particulièrement sensibles en raison des transferts de technologies et d’emplois, ont compliqué les pourparlers. Le quotidien français La Tribune avait également fait état de ces tensions.

Le principal défi à venir concernera sans doute le feu vert des autorités de la concurrence européennes. L’historique des tentatives de consolidation dans le secteur satellitaire européen montre que les préoccupations antitrust et les rivalités nationales ont déjà fait échouer des projets similaires par le passé. Cependant, l’ascension fulgurante du réseau Starlink d’Elon Musk et l’évolution du marché vers des satellites plus petits et moins onéreux créent une urgence pour l’Europe de mutualiser ses ressources, sous peine de se voir marginalisée.

La mise en œuvre concrète de cet accord pourrait s’étaler sur une période de deux ans. L’accord-cadre actuel représente la première pierre d’un édifice plus vaste. Il est à noter que Thales avait récemment démenti des rumeurs concernant la conclusion imminente d’un accord préliminaire. Historiquement, les fabricants européens excellaient dans la conception de satellites géostationnaires complexes, mais sont désormais confrontés à la réalité des petits satellites en orbite basse. L’entité résultant de la fusion devrait combiner les activités satellites, parfois déficitaires, d’Airbus avec celles de Thales Alenia Space et de Telespazio, filiales de Thales et Leonardo.

Le marché des satellites est en pleine mutation. Selon le cabinet de conseil parisien Novaspace, plus de 43 000 satellites devraient être lancés au cours de la prochaine décennie, représentant un marché estimé à 665 milliards de dollars pour la fabrication et le lancement de ces engins.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.