Home Santé Les IRM standard de la langue aident à détecter précocement les maladies des motoneurones (étude)

Les IRM standard de la langue aident à détecter précocement les maladies des motoneurones (étude)

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Publié le 23 octobre 2025. Des chercheurs australiens ont découvert que des IRM standard de la langue pourraient révolutionner le diagnostic précoce et le suivi de la maladie du motoneurone (MND). Cette méthode simple pourrait offrir un nouvel espoir aux patients en permettant une meilleure planification des traitements et une inclusion plus rapide dans les essais cliniques.

  • L’analyse du volume et de la forme des muscles de la langue par IRM, aidée par l’intelligence artificielle, a permis d’identifier des différences significatives chez les personnes atteintes de MND.
  • Un plus faible volume de la langue est associé à un moins bon pronostic pour les patients atteints de MND, suggérant une valeur prédictive pour l’espérance de vie.
  • Cette approche pourrait servir d’indicateur précoce pour les maladies neurodégénératives et améliorer le diagnostic de la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

La maladie du motoneurone (MND), également connue sous le nom de sclérose latérale amyotrophique (SLA), affecte la capacité des personnes à parler et à avaler. Une caractéristique notable chez ces patients est le développement moindre et l’affaiblissement progressif des muscles de la langue. Thomas Shaw, neuroscientifique et spécialiste de l’IRM à l’Université du Queensland (UQ), qui a dirigé cette étude publiée dans la revue Computers in Biology and Medicine, souligne l’importance de ces muscles interconnectés pour des fonctions vitales.

L’équipe de recherche a analysé plus de 200 IRM préexistantes en utilisant des techniques d’imagerie avancées et l’intelligence artificielle. Cette démarche a permis d’obtenir des mesures précises du volume et de la forme des muscles linguaux, révélant des distinctions claires entre les individus sains et ceux atteints de MND. « Les personnes ayant un volume de langue plus petit ont le pire pronostic », a précisé Thomas Shaw. Cette mesure pourrait ainsi faciliter des diagnostics plus rapides et une meilleure estimation de l’espérance de vie, optimisant la planification des soins et l’accès aux essais cliniques.

Brooke-Mai Whelan, orthophoniste et co-auteure de l’étude, met en lumière les conséquences dévastatrices de l’atteinte des fonctions de la langue. « Lorsque la fonction de la langue est affectée, la déglutition peut devenir dangereuse et la parole difficile à comprendre », explique-t-elle. Selon les patients atteints de MND, la perte de la parole est perçue comme plus éprouvante que la perte des capacités à manger, boire ou marcher. Une meilleure compréhension de l’atrophie musculaire de la langue pourrait ouvrir la voie à des interventions plus précoces et ciblées, comme la préservation de la voix par des enregistrements numériques.

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