Home Accueil Les pertes de l’État résultant de l’affaire de manipulation des exportations de CPO sont estimées à 14 000 milliards de roupies

Les pertes de l’État résultant de l’affaire de manipulation des exportations de CPO sont estimées à 14 000 milliards de roupies

0 comments 44 views

Publié le 10 février 2026. Une fraude massive dans l’exportation d’huile de palme brute (CPO) en Indonésie a causé des pertes estimées entre 10 000 et 14 000 milliards de roupies indonésiennes (environ 620 à 870 millions d’euros), selon le Bureau du Procureur général.

  • Le Bureau du Procureur général estime les pertes financières de l’État entre 10 000 et 14 000 milliards de roupies indonésiennes (environ 620 à 870 millions d’euros) en raison de fraudes liées à l’exportation d’huile de palme brute (CPO).
  • L’enquête révèle que du CPO a été illégalement présenté comme des déchets de traitement de l’huile de palme (POME) pour contourner les réglementations sur les exportations.
  • Onze suspects ont été inculpés, dont trois fonctionnaires et huit personnes du secteur privé.

Jakarta – Le Bureau du Procureur général indonésien (Kejagung) a révélé l’ampleur d’une fraude sophistiquée touchant les exportations d’huile de palme brute (CPO) et de ses dérivés. Les pertes financières pour l’État sont estimées entre 10 000 milliards et 14 000 milliards de roupies indonésiennes (environ 620 à 870 millions d’euros), un chiffre provisoire qui pourrait encore augmenter au fur et à mesure de l’avancement de l’enquête.

Selon Syarief Sulaeman Nahdi, directeur adjoint des enquêtes sur les crimes spéciaux (Dirdik Jampidsus) du procureur général, cette estimation initiale est basée sur les conclusions d’une équipe d’audit interne.

« Sur la base des calculs préliminaires de nos auditeurs, les pertes financières de l’État ou la perte de revenus de l’État sont estimées entre 10 000 milliards IDR et 14 000 milliards IDR »

Syarief Sulaeman Nahdi, directeur adjoint des enquêtes sur les crimes spéciaux (Dirdik Jampidsus)

L’affaire concerne des irrégularités présumées dans les activités d’exportation de CPO entre 2022 et 2024. Le gouvernement indonésien avait mis en place une politique de contrôle des exportations de CPO, via un mécanisme d’obligation du marché intérieur (OMD), afin de garantir la disponibilité de l’huile de cuisson et de stabiliser les prix sur le marché national. Le CPO était considéré comme un produit stratégique national, soumis à une classification douanière spécifique.

L’enquête a mis en lumière une manipulation de la classification des produits exportés. Des entreprises ont frauduleusement présenté du CPO à haute teneur en acide comme des effluents d’usines d’huile de palme (POME) ou d’autres résidus, en utilisant des codes douaniers différents.

« Le but de cette ingénierie de classification est d’éviter les contrôles à l’exportation de CPO, de sorte que les produits qui sont essentiellement du CPO puissent être exportés comme s’ils ne l’étaient pas et soient libérés ou réduits des obligations fixées par l’État »

Syarief Sulaeman Nahdi, directeur adjoint des enquêtes sur les crimes spéciaux (Dirdik Jampidsus)

Cette manipulation a permis de réduire considérablement les droits d’exportation et les prélèvements sur l’huile de palme qui auraient dû être versés à l’État. Les enquêteurs soupçonnent également des versements de pots-de-vin à des fonctionnaires corrompus pour faciliter les procédures administratives et les contrôles d’exportation.

Le Bureau du Procureur général souligne que ces actions ont des conséquences graves et systémiques : perte de revenus pour l’État, inefficacité des politiques de contrôle du CPO, perturbation de la gouvernance des produits de base et atteinte au sentiment de justice dans la société.

Pour l’heure, onze suspects ont été inculpés dans cette affaire, dont trois fonctionnaires et huit personnes du secteur privé. Ils sont accusés d’avoir violé l’article 603 en conjonction avec l’article 20 lettres a ou c de la loi n° 1 de 2023, ainsi que l’article subsidiaire 3 en conjonction avec l’article 18 de la loi n° 31 de 1999 concernant l’éradication des délits de corruption. Tous les suspects ont été placés en détention préventive pour une durée de 20 jours dans les centres de détention de Salemba et du district sud de Jakarta.

À lire aussi : Le Bureau du Procureur général révèle comment le CPO a été déguisé en déchet POME afin d’adopter les réglementations d’exportation

À lire aussi : L’observation de 11 suspects dans l’affaire de manipulation des exportations de CPO vers POME lorsqu’ils ont été emmenés dans une voiture de détention

À lire aussi : Le procureur général nomme 11 suspects dans l’affaire d’ingénierie d’exportation du CPO, il y a des responsables du ministère de l’Industrie et des Douanes

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.