Publié le 20 février 2026 à 10h23. De nouvelles recommandations de l’Institut national pour l’excellence en santé et en soins (NICE) préconisent une approche plus précoce et personnalisée du traitement du diabète de type 2, avec le potentiel de sauver des vies, de protéger la santé cardiaque et rénale, et de générer des économies significatives pour le Service national de santé (NHS).
- L’utilisation plus précoce des inhibiteurs du SGLT-2, dont la dapagliflozine désormais disponible en générique, pourrait permettre d’économiser jusqu’à 560 millions de livres sterling (environ 650 millions d’euros) d’ici 2027.
- Ces nouvelles directives pourraient prévenir jusqu’à 17 000 décès sur trois ans au Royaume-Uni en réduisant les risques de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et d’insuffisance rénale.
- Le NICE souligne l’importance d’un accès équitable aux traitements, en particulier pour les femmes, les personnes âgées et les personnes d’origine noire, qui sont actuellement sous-représentées dans les prescriptions d’inhibiteurs du SGLT-2.
Les nouvelles directives du NICE marquent un tournant majeur dans la prise en charge du diabète de type 2, une maladie qui touche des millions de personnes au Royaume-Uni. L’approche traditionnelle, qui consiste à prescrire d’abord la metformine, est désormais complétée par une recommandation d’associer, dans la plupart des cas, un inhibiteur du SGLT-2 dès le diagnostic.
Les inhibiteurs du SGLT-2 agissent en aidant les reins à éliminer l’excès de sucre dans l’organisme. Des études ont démontré qu’ils offrent également une protection supplémentaire au cœur et aux reins, des organes particulièrement vulnérables chez les personnes atteintes de diabète de type 2, où les maladies cardiovasculaires représentent la principale cause de décès.
L’adaptation du traitement aux besoins individuels est également au cœur de ces nouvelles recommandations. Les personnes obèses bénéficieront de protocoles spécifiques, tandis que celles de plus de 40 ans pourraient voir l’ajout d’un agoniste des récepteurs GLP-1, tel que le tirzépatide, intégré à leur traitement.
Une analyse des données de près de 590 000 patients a révélé des disparités significatives dans la prescription des inhibiteurs du SGLT-2, avec une sous-prescription notable chez les femmes, les personnes âgées et les personnes d’origine noire. Le NICE insiste sur la nécessité de corriger ces inégalités et de garantir un accès équitable aux traitements pour tous les patients éligibles.
« Il s’agit d’un moment historique pour la prise en charge du diabète. Notre comité indépendant a mené un examen approfondi des preuves et a conclu qu’en proposant certains médicaments plus tôt, nous pouvons prévenir des milliers de crises cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux et de cas d’insuffisance rénale – en maintenant les gens en bonne santé plus longtemps tout en réduisant la pression sur les services du NHS »,
Eric Power, directeur par intérim du centre de lignes directrices du NICE
M. Power a ajouté : « Cependant, ces médicaments vitaux sont sous-prescrits aux femmes, aux personnes âgées et aux patients noirs. Nos recommandations visent à garantir un accès équitable aux meilleurs traitements disponibles pour toutes les personnes atteintes de diabète de type 2. »
« En recommandant la dapagliflozine générique lorsque cela est cliniquement approprié, nous libérons également des centaines de millions de livres sterling qui peuvent être réinvesties ailleurs dans les soins du NHS. Il s’agit d’orientations fondées sur des preuves qui sauvent des vies et apportent de la valeur au contribuable. »
Douglas Twenefour, responsable clinique chez Diabetes UK, a salué ces nouvelles directives, estimant qu’elles « transformeront le traitement des personnes vivant avec le diabète de type 2 au Royaume-Uni. Fournir un accès plus rapide aux médicaments vitaux qui protègent le cœur et les reins des complications graves liées au diabète est une étape majeure vers la réduction des dommages causés par cette maladie implacable. »