Home Économie Les produits carnés et les boissons ultra-transformés augmentent le risque de démence. La protection du cerveau en 4 étapes

Les produits carnés et les boissons ultra-transformés augmentent le risque de démence. La protection du cerveau en 4 étapes

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Publié le 04 novembre 2025 à 10:11:00. Une nouvelle étude américaine alerte sur les dangers des produits carnés ultra-transformés et des boissons sucrées pour la santé cérébrale. Ces aliments, plébiscités par beaucoup, pourraient augmenter significativement le risque de troubles cognitifs et de démence.

  • Les aliments ultra-transformés, particulièrement la viande transformée et les sodas, constituent une menace majeure pour les fonctions cognitives.
  • Une consommation régulière de ces produits est associée à un risque accru de déficiences cognitives, y compris des formes de démence comme la maladie d’Alzheimer.
  • Réduire la consommation de ces aliments et privilégier une alimentation plus saine, incluant des préparations maison, pourrait être une stratégie efficace pour protéger le cerveau.

Des chercheurs de l’université Virginia Tech ont passé au crible la « pyramide des aliments malsains » pour identifier les coupables les plus nocifs pour notre cerveau. Leurs conclusions, publiées dans l’American Journal of Clinical Nutrition, pointent du doigt les produits carnés ultra-transformés et les boissons sucrées comme les principaux responsables. L’étude s’est appuyée sur les données de la vaste Health and Retirement Study de l’Université du Michigan, suivie de 4 750 Américains âgés de plus de 55 ans entre 2014 et 2020.

Au cours de cette période, l’état de santé, et plus spécifiquement les fonctions cognitives et la mémoire, de ces participants a été évalué tous les deux ans. Si les effets néfastes des aliments ultra-transformés (UPF) sur la santé globale – obésité, diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, anxiété, dépression et mortalité – étaient déjà connus, cette recherche distingue pour la première fois l’impact spécifique de catégories d’aliments transformés industriellement.

Le duo « viande transformée et sodas » se révèle particulièrement délétère. Une combinaison, comme celle d’une pizza à la viande arrosée d’un soda, représente une « double bombe » pour le cerveau. Sur les 1 363 participants ayant développé une forme de déficience cognitive, ceux consommant au moins une portion supplémentaire de viande ultra-transformée quotidiennement présentaient un risque de déclin mental supérieur de 17 %. Pour les adeptes de boissons sucrées (sodas, thés glacés, jus de fruits), ce risque augmentait de 6 %. Fait notable, d’autres catégories d’aliments transformés, tels que les confiseries, les pâtes à tartiner, les snacks salés ou les plats préparés, n’ont pas montré d’association statistiquement significative avec un risque accru.

Malgré ces constats alarmants, l’étude se veut optimiste : une réduction de la consommation de viandes transformées et de boissons sucrées pourrait constituer une étape accessible, bien que pas nécessairement aisée, pour préserver la santé cérébrale. « Il y a des choses que l’on peut changer, en particulier la modération et une approche alimentaire raisonnable et équilibrée », souligne la professeure Brenda Davy, nutritionniste à Virginia Tech et co-auteure de l’étude.

En 2020, les produits ultra-transformés représentaient une part considérable des aliments et boissons consommés aux États-Unis, représentant jusqu’à 65 % des aliments et 38 % des boissons achetés par les ménages. Ces produits, souvent riches en colorants, arômes et émulsifiants artificiels, constituent la moitié de l’apport calorique quotidien pour les jeunes et les seniors. Face à ce constat, les chercheurs suggèrent que l’apprentissage des techniques culinaires pourrait jouer un rôle clé dans la prévention.

« Suivre un régime est une chose, mais apprendre aux gens à cuisiner ces aliments en est une autre », affirme Ben Katz, chercheur en développement à Virginia Tech. Si les chiffres de consommation d’aliments transformés demeurent préoccupants, la recherche propose une stratégie concrète : cuisiner davantage et repenser ses choix, en privilégiant des produits moins transformés, y compris ceux qui se font plus discrets dans les rayons des supermarchés.

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