Publié le 21 février 2026. Des riverains du quartier de Pulomas, à Jakarta Est, ont porté plainte devant les tribunaux administratifs en raison des nuisances sonores et de la circulation générées par un nouveau terrain de padel installé dans leur zone résidentielle.
- Les habitants dénoncent le bruit constant, la fréquentation importante et les problèmes de stationnement causés par l’activité commerciale du terrain de padel.
- Ils affirment avoir tenté à plusieurs reprises de négocier avec la direction pour limiter les horaires d’ouverture et améliorer l’insonorisation, sans succès.
- Les riverains ont déposé des plaintes auprès de diverses autorités locales, mais se sentent ignorés et ont finalement décidé de saisir la justice.
L’installation d’un terrain de padel dans le quartier résidentiel de Pulomas, à Jakarta Est, est à l’origine d’un conflit entre les riverains et la direction de l’établissement. Mutia, une habitante âgée de 45 ans, explique que le terrain a été construit sur l’emplacement de deux maisons démolies en juin 2024. Au départ, les habitants pensaient qu’il s’agirait d’un court de tennis privé, ce qui ne leur posait pas de problème.
Cependant, la situation a changé en octobre dernier, lorsque le terrain a commencé à être exploité commercialement. Mutia témoigne :
« Au début, nous avons pensé à créer un court de tennis privé, car la personne a une maison derrière. Donc ça y est, nous n’avons pas eu de problème. Il s’est avéré que fin octobre, il a commencé à être occupé, il y avait des compositions florales, beaucoup de voitures. Nous venons de découvrir que c’est commercial. »
Mutia, habitante de Pulomas
Le terrain de padel est ouvert de 6h00 à 22h00 (WIB), soit 16 heures par jour, avec une rotation sur deux terrains (tribunal). Selon les riverains, plus de 100 véhicules fréquentent quotidiennement le site, créant des embouteillages et des nuisances sonores. Ils dénoncent également l’organisation d’événements, parfois jusque tard dans la nuit, ainsi que des activités commerciales non autorisées, comme des bazars et des essais de véhicules.
Les habitants ont multiplié les démarches auprès des autorités locales, du niveau RT/RW (regroupements de voisinage) jusqu’à la mairie de DKI Jakarta, en passant par le sous-district. Ils ont également utilisé la plateforme de signalement JAKI et adressé des courriers à divers services. Ils ont finalement obtenu une copie du permis de construire (PBG) et du numéro d’identification commercial (NIB), mais ont constaté que la zone de construction indiquée sur le PBG ne correspondait pas à la réalité du terrain.
Malgré ces démarches et les médiations organisées, les riverains n’ont obtenu aucune solution concrète. Ils expriment leur frustration et leur souhait de pouvoir vivre paisiblement dans leur quartier :
« C’est un quartier résidentiel. Les enfants jouent, les gens entrent et sortent de la maison. Soudain, il y a du monde, les voitures roulent à toute vitesse. Nous voulons juste vivre tranquillement dans notre propre maison. »
Mutia, habitante de Pulomas
Désespérés, les habitants ont finalement décidé de saisir le Tribunal administratif de l’État (PTUN) dans l’espoir d’obtenir justice et de faire respecter leurs droits.