Home Santé Les scientifiques affirment que ces 8 facteurs pourraient rendre certains cancers évitables

Les scientifiques affirment que ces 8 facteurs pourraient rendre certains cancers évitables

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Publié le 14 février 2026 14h32. Une nouvelle étude révèle qu’un changement de mode de vie pourrait prévenir jusqu’à 40 % des cancers dans le monde, soulignant l’importance de la prévention et de la réduction des facteurs de risque.

  • Jusqu’à quatre cancers sur dix pourraient être évités grâce à des ajustements de style de vie.
  • Le tabagisme, la consommation d’alcool et l’obésité figurent parmi les principaux facteurs de risque évitables.
  • Les stratégies de prévention doivent être adaptées aux contextes locaux et aux risques spécifiques.

Le cancer demeure l’une des principales causes de décès à l’échelle mondiale, et les taux de la maladie continuent d’augmenter, y compris chez les personnes de moins de 50 ans. Face à cette tendance inquiétante, une étude récente publiée dans Nature Medicine souligne l’importance cruciale de la prévention. Les chercheurs estiment qu’en agissant sur huit facteurs de risque liés au mode de vie, il serait possible d’éviter jusqu’à 37 % des 18,7 millions de nouveaux cas de cancer recensés en 2022.

L’étude, menée par une équipe internationale, a examiné 30 causes de cancer potentiellement évitables. Les résultats révèlent des disparités significatives entre les sexes : environ 30 % des cancers chez les femmes et 45 % chez les hommes pourraient être évités en modifiant certains comportements et en réduisant l’exposition à des facteurs de risque spécifiques.

Selon le Dr Amar Rewari, chef du service de radio-oncologie pour Luminis Health et animateur du podcast Value Health Voices, les causes les plus répandues varient considérablement selon les régions.

« Dans les pays à revenu élevé, les facteurs liés au mode de vie comme le tabagisme, l’obésité et l’alcool jouent un rôle plus important, tandis que dans les pays à faibles ressources, les cancers liés aux infections restent un facteur majeur. »

Dr Amar Rewari, chef du service de radio-oncologie pour Luminis Health

L’étude met en évidence le rôle des infections cancérigènes, particulièrement présentes dans les pays à faibles ressources en raison de conditions sanitaires précaires et d’un accès limité aux vaccins. Par exemple, les cancers de l’estomac liés à l’infection par H. pylori sont fréquents au Japon et en Corée, tandis que les cancers du foie associés aux hépatites B et C sont plus courants en Afrique. Un meilleur accès aux vaccins et aux dépistages pourrait réduire significativement la prévalence de ces cancers.

Les principaux facteurs de risque identifiés par l’étude comprennent :

  • Le tabagisme
  • La consommation d’alcool
  • L’obésité
  • Le manque d’activité physique
  • La consommation de tabac sans fumée
  • La pollution atmosphérique
  • L’exposition aux rayons ultraviolets
  • Les infections

Le Dr Rewari souligne que ces résultats remettent en question l’idée que le cancer est principalement dû à la génétique ou à la malchance.

« Ils renforcent un message puissant et souvent sous-estimé selon lequel une grande partie du risque de cancer n’est pas inévitable. Près de 40 % des cancers dans le monde sont liés à des facteurs que nous comprenons déjà et, du moins en théorie, peuvent changer. »

Dr Amar Rewari, chef du service de radio-oncologie pour Luminis Health

Il insiste sur l’importance d’adopter une approche personnalisée de la prévention, en tenant compte des risques spécifiques à chaque région et à chaque individu.

Pour réduire votre risque de cancer, il est recommandé d’éviter le tabac sous toutes ses formes, de limiter la consommation d’alcool, de rester physiquement actif et de maintenir un poids santé. Il est également essentiel de se faire vacciner contre les infections cancérigènes, telles que l’hépatite B et le virus du papillome humain (VPH). Les vaccins contre le VPH sont particulièrement efficaces pour prévenir certains types de cancer.

Bien que ces mesures puissent contribuer à réduire les risques, le Dr Rewari rappelle qu’elles ne garantissent pas une protection totale. Il souligne également l’importance des politiques publiques visant à améliorer la qualité de l’air, à assurer la sécurité des lieux de travail et à garantir l’accès aux soins préventifs. La prévention du cancer est une responsabilité collective qui nécessite l’engagement de tous.

Les résultats de cette étude sont encourageants, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes complexes qui sous-tendent le développement du cancer. Il est important de noter que les chiffres présentés sont basés sur des études de population et ne peuvent pas être appliqués à chaque individu. Cependant, ils confirment l’importance de la prévention et de l’adoption d’un mode de vie sain pour réduire le risque de cancer.

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