Home Santé Les temps d’attente à l’hôpital restent élevés, révèlent de nouvelles données de la Commission de la productivité

Les temps d’attente à l’hôpital restent élevés, révèlent de nouvelles données de la Commission de la productivité

0 comments 22 views

L’accès aux soins de santé en Australie reste un défi, avec des délais d’attente persistants et une augmentation des cas de coqueluche, selon les derniers chiffres publiés par la Commission de la productivité. Le rapport, basé sur des données de 2024-2025, révèle des tendances préoccupantes en matière d’accès aux soins primaires, aux interventions chirurgicales et à la vaccination.

Les données du 5 février 2026 montrent que seulement 67 % des patients ont été pris en charge dans les délais cliniquement recommandés en 2024-2025, un chiffre inférieur aux 74 % enregistrés en 2015-2016. Si des améliorations ont été constatées concernant les interventions chirurgicales programmées, les délais restent élevés : la moitié des patients sont admis à l’hôpital dans les 45 jours, et 90 % dans les 329 jours. Ces chiffres sont significativement plus longs qu’il y a dix ans, où ces mêmes seuils étaient atteints en 38 et 263 jours respectivement.

Le coût des soins de santé continue de dissuader certains Australiens de consulter un médecin généraliste. En 2024-2025, 7,7 % des personnes ont reporté une visite médicale pour des raisons financières, un pourcentage en hausse par rapport à 2015-2016 (4,1 %), bien qu’il ait légèrement diminué par rapport à 2020-2021. De même, près d’un répondant sur cinq (19,7 %) a retardé une consultation avec un professionnel de la santé mentale en raison de contraintes financières, une proportion en légère baisse par rapport à l’année précédente (20,4 %).

Par ailleurs, le rapport alerte sur une baisse de la couverture vaccinale infantile. Les proportions d’enfants entièrement vaccinés en 2024-2025 sont parmi les plus faibles jamais enregistrées. Cette situation coïncide avec une recrudescence des cas de coqueluche, avec 792,1 notifications pour 100 000 enfants, le chiffre le plus élevé depuis le début des relevés en 1991. Les experts estiment que cette augmentation pourrait être liée à une diminution de l’immunité, une couverture vaccinale plus faible et une exposition réduite à la coqueluche pendant la pandémie de COVID-19.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.