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L’Espagne demandera à l’UE de lever les sanctions contre Delcy Rodríguez après l’amnistie

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Publié le 24 février 2024 14:35:00. L’Espagne pousse l’Union européenne à lever les sanctions à l’encontre de Delcy Rodríguez, vice-présidente vénézuélienne, en réaction à l’adoption d’une loi d’amnistie pour les prisonniers politiques, une initiative controversée et perçue comme une concession au régime de Caracas.

  • L’Espagne demande la levée des sanctions européennes contre Delcy Rodríguez.
  • Cette demande fait suite à l’approbation par l’Assemblée nationale vénézuélienne d’une loi d’amnistie.
  • La décision finale dépendra du consensus unanime des États membres de l’UE.

Le gouvernement espagnol souhaite que l’Union européenne reconsidère les sanctions qui visent actuellement Delcy Rodríguez, une figure clé du régime vénézuélien. Cette initiative intervient après l’adoption par l’Assemblée nationale vénézuélienne d’une loi d’amnistie destinée aux prisonniers politiques, une mesure saluée par Madrid comme un pas dans la bonne direction. José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, a annoncé cette démarche à Barcelone, précisant que l’Espagne la soumettra formellement au Conseil des ministres des Affaires étrangères lors de sa prochaine réunion à Bruxelles.

Si l’amnistie a été critiquée par l’opposition vénézuélienne, qui la juge incomplète, et que son adoption est attribuée à des pressions de l’administration américaine, le ministre Albares estime qu’il est temps pour l’UE de répondre positivement à cette évolution. Il a déclaré à la presse :

« Les sanctions ne sont jamais une fin, elles sont un moyen d’atteindre un but, afin que ce dialogue large, pacifique et démocratique puisse avoir lieu au Venezuela. Si des mesures sont prises dans ce sens, l’Union européenne doit également les prendre. »

Les sanctions européennes contre le Venezuela sont en vigueur jusqu’au 10 janvier 2025. Leur abrogation nécessite l’accord unanime de tous les États membres de l’UE. L’Espagne souligne que l’objectif des sanctions est de favoriser un dialogue constructif, et que leur maintien ne serait plus justifié si des progrès concrets étaient réalisés sur le terrain.

Il est à noter que l’UE a traditionnellement évité d’imposer des sanctions aux principaux dirigeants des gouvernements qu’elle sanctionne, afin de maintenir des canaux de communication ouverts. Lors de l’adoption des sanctions contre le Venezuela, Nicolás Maduro lui-même avait été épargné, tandis que Delcy Rodríguez, alors vice-présidente, avait été incluse sur la liste des personnes soumises à des restrictions de voyage et d’actifs. Selon le ministre Albares, cette loi d’amnistie représente « un signe fort que le Venezuela est sur la bonne voie » et justifie un signal positif de la part de l’Union européenne.

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