Publié le 14 février 2026 à 12h00. La surveillance des rétractations scientifiques et des dérives dans le monde de la recherche continue de s’intensifier, avec une augmentation constante du nombre de publications concernées et une attention accrue portée aux pratiques douteuses, notamment en matière d’intelligence artificielle.
- La base de données de surveillance des rétractations a dépassé les 63 000 cas recensés.
- Un groupe de recherche danois sur les vaccins fait l’objet de nouvelles allégations concernant des essais antérieurs et a demandé la rétractation d’une critique.
- L’utilisation de l’intelligence artificielle dans la recherche soulève des questions éthiques et de fiabilité, avec des inquiétudes concernant la possibilité de fraudes et de biais.
La semaine écoulée a été riche en développements dans le domaine de l’intégrité scientifique. Le site Retraction Watch, qui suit de près les rétractations d’articles scientifiques, a enregistré une augmentation significative du nombre de publications concernées. La base de données qu’il maintient compte désormais plus de 63 000 rétractations, tandis que sa liste spécifique aux articles liés au COVID-19 a dépassé les 640 cas. Parallèlement, une liste des démissions massives dans le milieu universitaire compte désormais 50 entrées.
Un groupe de recherche danois, dont les travaux sur les vaccins ont déjà suscité la controverse, est à nouveau sous le feu des projecteurs. De nouvelles allégations ont été portées contre lui concernant une dizaine d’essais précédents, comme le rapporte Science. Le groupe a même demandé la rétractation d’une critique précédente de ses travaux. Un article d’invité publié sur Retraction Watch examine les questions d’éthique soulevées par cette étude financée par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).
L’affaire de l’article frauduleux publié dans The Lancet continue de faire des vagues. La revue refuse toujours de se rétracter, malgré les preuves de falsification de données.
L’histoire de la rétractation de l’article controversé sur la « vie à base d’arsenic » publié en 2010 est également remise sur le devant de la scène. Elle illustre, selon cet article, « la transformation des méthodes utilisées pour corriger la science ».
Par ailleurs, une enquête révèle que les facteurs d’impact des revues scientifiques continuent d’exercer une « influence indue » sur les décisions d’embauche et d’attribution de subventions. De plus, l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans le processus d’évaluation par les pairs est remise en question, avec l’argument que l’IA ne peut pas remplacer un véritable pair.
Enfin, plusieurs études et articles mettent en lumière les défis liés à l’évaluation de la fiabilité des résultats de la recherche scientifique, à la lutte contre la fraude et à la préservation de la crédibilité universitaire. Des initiatives sont proposées pour renforcer l’intégrité scientifique, notamment par la mise en place de systèmes d’authentification et de centres d’échange d’informations pour l’évaluation des revues.
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