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L’exercice physique favorise la protection du cerveau grâce à une enzyme libérée par le foie

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Publié le lundi 23 février 2026. Une étude de l’Université de Californie à San Francisco révèle un lien insoupçonné entre l’activité physique, le foie et la protection du cerveau contre le déclin lié à l’âge, ouvrant la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques.

L’exercice physique, reconnu depuis longtemps pour ses bienfaits sur la santé cérébrale, agit en réalité via un mécanisme impliquant le foie, selon des recherches récentes menées par des scientifiques de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF). L’étude met en évidence le rôle crucial d’une enzyme, la GPLD1, sécrétée par le foie en réponse à l’activité physique.

Les chercheurs ont découvert que l’exercice stimule la libération de GPLD1 dans le sang. Cette enzyme contribue à réparer la barrière hémato-encéphalique, une structure essentielle qui protège le cerveau des substances potentiellement nocives. Une barrière affaiblie, phénomène connu sous le nom de « cerveau qui fuit », augmente le risque d’inflammation et de troubles de la mémoire, notamment avec l’âge ou dans des maladies comme la maladie d’Alzheimer.

Les résultats, publiés dans la revue Cell, suggèrent que l’enzyme GPLD1 élimine l’excès de protéine TNAP (phosphatase alcaline non spécifique tissulaire), présente dans le système vasculaire cérébral et dont l’accumulation contribue à affaiblir la barrière hémato-encéphalique. Des expériences sur des modèles animaux ont montré que les souris traitées avec de la GPLD1 présentaient une amélioration de la mémoire et une réduction de l’inflammation cérébrale, des résultats comparables à ceux observés chez les jeunes individus.

Cette découverte révèle un nouvel axe foie-cerveau, dans lequel un signal généré dans un organe périphérique favorise la fonction cognitive et la mémoire. Les scientifiques soulignent qu’il ne s’agit pas d’un simple effet direct, mais d’une interaction complexe. Ils ne savent pas encore si le foie est la seule voie impliquée, ou si d’autres facteurs, tels que le flux sanguin cérébral, le BDNF (facteur neurotrophique dérivé du cerveau) ou le facteur plaquettaire 4 (PF4), jouent également un rôle.

L’étude ouvre la voie à de nouvelles approches thérapeutiques, notamment le développement de médicaments qui pourraient stimuler la production de GPLD1 par le foie, offrant ainsi des bénéfices similaires à ceux de l’exercice physique aux personnes ayant des limitations physiques. Les chercheurs précisent toutefois que ces mécanismes doivent encore être validés chez l’homme, les tests ayant été menés uniquement sur des souris.

Selon les chercheurs de l’UCSF, l’exercice physique est l’une des méthodes les plus étudiées et les plus efficaces pour protéger le cerveau contre le déclin cognitif lié à l’âge. Il a même été démontré qu’il améliore la cognition chez les personnes à risque de maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer et la démence frontotemporale.

L'étude révèle que l'exercice physique régulier protège le cerveau du vieillissement cérébral en activant les processus dans le foie

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