Publié le 16 octobre 2025. La Fondation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly unissent leurs forces pour soutenir le plan d’action mondial de l’OMS sur la réponse publique à la démence. Ce partenariat vise à mobiliser des financements et à renforcer la mise en œuvre de stratégies essentielles pour améliorer le diagnostic, le traitement et le soutien des personnes atteintes de démence.
- La Fondation OMS et Eli Lilly collaborent pour accélérer la mise en œuvre du plan d’action mondial de l’OMS contre la démence.
- L’accord vise à améliorer la détection précoce, les stratégies de réduction des risques et les normes de soins pour les personnes atteintes de démence.
- L’initiative répond à un besoin criant de ressources pour soutenir les millions de personnes vivant avec la démence et leurs aidants à travers le monde.
La démence, dont la maladie d’Alzheimer est la forme la plus courante, représente un enjeu majeur de santé publique. En 2021, on estimait que 57 millions de personnes vivaient avec cette condition, dont une majorité dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Reconnaissant la gravité de la situation, les États membres des Nations Unies ont désigné la démence et la maladie d’Alzheimer comme des priorités mondiales.
La Fondation OMS, créée en 2020, joue un rôle clé dans la mobilisation de financements philanthropiques et la promotion de collaborations entre les secteurs public et privé pour relever les défis sanitaires mondiaux et promouvoir l’équité en santé. Par le biais de ce nouvel accord, Eli Lilly fournira un soutien financier destiné à renforcer la stratégie de l’OMS sur la démence.
« Trop de personnes dans le monde vivent avec la démence sans diagnostic, sans accès à des soins de qualité et sans le soutien dont elles et leurs soignants ont besoin. Ce partenariat fournira des ressources indispensables à l’OMS pour travailler avec les pays afin d’améliorer l’expérience des personnes vivant avec la démence et de ceux qui les prennent en charge. »
Anil Soni, PDG de la Fondation OMS
Les priorités de ce partenariat s’articulent autour de plusieurs axes fondamentaux : l’amélioration des stratégies de réduction des facteurs de risque, le renforcement des capacités de détection et de diagnostic précoces, ainsi que l’élévation des standards de prise en charge.
Eli Lilly, dont l’engagement dans la recherche sur la maladie d’Alzheimer remonte à plus de 35 ans, souligne l’importance de cette collaboration. Le laboratoire met en avant les avancées scientifiques récentes qui ouvrent la voie à de nouvelles solutions thérapeutiques, tout en reconnaissant les lacunes actuelles dans les systèmes de santé mondiaux pour intégrer ces innovations.
« Depuis plus de 35 ans, Lilly stimule le progrès scientifique pour améliorer les diagnostics, les traitements et les résultats pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Aujourd’hui, nous nous trouvons à un moment charnière dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer, car notre compréhension de la pathologie de la maladie ouvre la voie à des solutions innovantes. Cependant, les systèmes de santé du monde entier ne sont toujours pas préparés à mettre en œuvre ces innovations. La détection et le traitement précoces de la maladie d’Alzheimer sont essentiels, car les changements pathologiques commencent des années avant l’apparition des symptômes. Le diagnostic de la maladie à ce stade le plus précoce fournit des réponses aux patients et aux soignants plus tôt, leur permettant de faire des choix éclairés. Notre collaboration avec la Fondation OMS vise à aider l’OMS à combler les lacunes critiques pour garantir que les personnes touchées par cette maladie ont accès aux soins, au soutien et aux solutions dont elles ont besoin. »
Patrik Jonsson, Vice-président exécutif et Président de Lilly International