Publié le 10 octobre. L’Indonésie ambitionne de devenir une référence régionale en matière de tourisme de santé et de bien-être grâce à la nouvelle Zone Économique Spéciale (ZES) de Sanur, à Bali. Ce complexe intégré, inauguré en juin dernier, promet de rivaliser avec les meilleures destinations mondiales pour les soins et la convalescence.
- Une infrastructure de pointe mêlant soins médicaux de haut niveau et services hôteliers de luxe.
- Un objectif stratégique pour réduire la fuite des capitaux vers l’étranger pour les soins de santé.
- Des retombées économiques significatives attendues, notamment en termes d’emplois et de devises étrangères.
Le président Prabowo Subianto a posé la première pierre de la ZES de Sanur le 25 juin dernier, qualifiant ce projet de « tournant historique » pour le système de santé indonésien. Il a souligné que le recours actuel de nombreux Indonésiens aux soins médicaux à l’étranger entraînait une hémorragie de devises. La création de cette zone économique spéciale vise précisément à offrir des services de santé d’excellence sur le territoire national, comparables aux standards internationaux.
S’étendant sur plus de 41 hectares dans le sud de Denpasar, la ZES de Sanur regroupe des hôpitaux de normes internationales, des établissements hôteliers cinq étoiles, des centres de bien-être et des espaces culturels. Selon le ministre du Tourisme, Widiyanti Putri Wardhana, ce pôle doit dynamiser le secteur du tourisme de santé en Indonésie et créer un écosystème complet pour les patients, de la prise en charge initiale à leur rétablissement total.
Développée par le groupe public PT Aviasi Pariwisata Indonesia (InJourney) via sa filiale InJourney Hospitality, la ZES comprend notamment l’Hôpital International de Bali, la clinique Alster Lake, les hôtels Meru Sanur et Bali Beach, ainsi qu’un centre de congrès et un jardin ethnobotanique de près de 5 hectares. L’Hôpital International de Bali, pierre angulaire médicale du projet, s’étend sur 50 000 mètres carrés et se spécialise en cardiologie, oncologie, neurologie, gastro-entérologie et orthopédie.
Lors d’une récente visite médiatique, Maya Watono, présidente-directrice générale d’InJourney, a mis en avant la volonté de l’Indonésie de faire progresser simultanément ses secteurs de la santé et du tourisme. Elle a précisé que la ZES devrait générer 18 375 emplois, permettre de conserver 86 000 milliards de roupies (environ 5,1 milliards d’euros) de devises et attirer 19 000 milliards de roupies supplémentaires d’ici 2045. « Avec une croissance annuelle du tourisme de santé de plus de 12 % en Asie du Sud-Est, le modèle intégré de Sanur aidera l’Indonésie à capter ce marché en pleine expansion », a-t-elle affirmé.
« Avec une croissance annuelle du tourisme de santé de plus de 12 pour cent en Asie du Sud-Est, le modèle intégré de Sanur aidera l’Indonésie à exploiter ce marché en expansion. »
Maya Watono, présidente-directrice générale d’InJourney
Au-delà des retombées économiques, Christine Hutabarat, PDG d’InJourney Hospitality, a insisté sur la dimension sociale du projet. La ZES de Sanur offre des espaces dédiés aux petites et moyennes entreprises locales pour valoriser l’artisanat traditionnel, la gastronomie et les offres culturelles, adaptées aux attentes des visiteurs contemporains. Une fois pleinement opérationnelle d’ici la mi-2027, la ZES devrait accueillir jusqu’à 240 000 patients par an, tant indonésiens qu’étrangers.