Home Santé Lindsey Vonn risque d’être amputée après un accident aux Jeux olympiques : « Le médecin m’a sauvé » | Le fait quotidien

Lindsey Vonn risque d’être amputée après un accident aux Jeux olympiques : « Le médecin m’a sauvé » | Le fait quotidien

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Troubles du sommeil chez les enfants et les adolescents : un phénomène en hausse qui affecte non seulement leur bien-être, mais aussi celui de toute la famille. Une nouvelle étude met en lumière l’importance cruciale de bonnes habitudes de sommeil dès le plus jeune âge.

Selon des experts de la Société Italienne de Pédiatrie (SIP), près d’un enfant sur quatre de moins de cinq ans souffre de troubles du sommeil, avec des conséquences sur leur développement psychophysique, leur apprentissage et leur humeur. « Le sommeil est un élément fondamental pour la croissance et le développement, non seulement psychologiquement, mais aussi physiquement », explique Rino Agostiniani, président de la SIP. « Il est souvent interprété simplement comme un besoin de repos, mais en réalité il va beaucoup plus loin : c’est grâce au sommeil que de nombreux équilibres s’établissent d’un point de vue psycho-relationnel. »

Les besoins en sommeil varient avec l’âge. Les spécialistes recommandent un minimum de 10 heures de sommeil pour les jeunes enfants, un temps qui diminue progressivement avec la croissance. Cependant, il est essentiel de maintenir des niveaux adéquats, car la privation de sommeil peut avoir des répercussions sur la croissance, l’apprentissage et l’équilibre psychologique.

Les causes des troubles du sommeil sont multiples. Oliviero Bruni, ancien professeur de neuropsychiatrie infantile à l’Université La Sapienza de Rome, souligne que chez les très jeunes enfants, des facteurs génétiques ou de tempérament peuvent jouer un rôle. « Un enfant plus irritable est plus difficile à endormir », précise-t-il. Il rappelle également que l’endormissement est un comportement qui s’apprend et que les habitudes peuvent influencer la capacité d’un enfant à s’endormir seul. Des facteurs biologiques, tels qu’une carence en fer ou en vitamine D, peuvent également être en cause. « Les enfants qui s’agitent beaucoup la nuit peuvent avoir une carence en fer. Les allergies ont aussi un impact, car l’histamine, qui augmente dans ces cas, est un neurotransmetteur qui active l’éveil. »

À l’âge scolaire, l’anxiété et les difficultés d’endormissement peuvent apparaître. À l’adolescence, la situation se complique, avec un décalage du pic de mélatonine d’environ deux heures, rendant les adolescents naturellement enclins à se coucher plus tard.

L’utilisation de la tétine peut également influencer le sommeil des nourrissons. Luana Nosetti, responsable des troubles respiratoires liés au sommeil à l’Université d’Insubrie de Varèse, explique qu’elle peut réduire le risque de syndrome de mort subite du nourrisson, mais qu’elle doit être utilisée avec discernement. Elle recommande de ne pas l’introduire avant le premier mois de vie pour ne pas perturber l’allaitement, et de la retirer entre 12 et 18 mois pour éviter des problèmes dentaires. Une tétine légèrement courbée est préférable, car elle favorise des voies respiratoires plus libres pendant le sommeil. Si l’enfant la perd, il n’est pas nécessaire de la remettre, car l’effet bénéfique est maintenu.

Un sommeil de qualité est essentiel pour consolider l’apprentissage. « La transition de la mémoire à court terme à la mémoire à long terme se produit presque exclusivement pendant le sommeil », explique Oliviero Bruni. « Si nous privons un enfant de sommeil, il aura des difficultés à mémoriser ce qu’il a étudié. » Une étude américaine menée auprès de 11 000 enfants a révélé que l’altération précoce du sommeil était le facteur prédictif le plus important de troubles mentaux. Les réveils nocturnes dès l’âge de trois mois peuvent même être prédictifs de dérégulations comportementales.

Pour favoriser un sommeil de bonne qualité, les routines régulières sont essentielles. Pour les adolescents, il est important de limiter l’utilisation du téléphone portable le soir, car la lumière bleue inhibe la production de mélatonine. Les activités intenses ou la musique forte avant de dormir peuvent également retarder l’endormissement. Pour les plus petits, il est conseillé de maintenir une température modérée dans la chambre, d’éloigner le lit des sources de chaleur, de placer l’enfant sur le ventre et de ne pas le coucher dans le même lit que les parents.

Rino Agostiniani insiste sur l’importance de limiter l’exposition aux écrans : « Pas d’écrans avant l’âge de deux ans. Dans les âges plus avancés, l’utilisation doit être la plus limitée possible le soir. L’idéal serait de laisser les appareils de côté après le dîner. » Il souligne également l’importance de l’éducation, de la détermination et de la solidarité familiale.

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