Home Économie L’industrie de l’énergie met en garde contre la répartition des lourdes charges déplacées par la route – The Irish Times

L’industrie de l’énergie met en garde contre la répartition des lourdes charges déplacées par la route – The Irish Times

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Publié le 2024-03-10 15:00:00. Des experts du secteur de l’énergie tirent la sonnette d’alarme : de nouvelles réglementations sur le transport de charges exceptionnellement lourdes en Irlande freinent le déploiement de nouvelles centrales électriques et pourraient entraîner une hausse des factures d’électricité.

  • Le transport d’équipements allant jusqu’à 570 tonnes, nécessaire pour répondre à la demande croissante et aux objectifs climatiques, est ralenti par des enquêtes routières obligatoires.
  • Ces nouvelles exigences, introduites en septembre dernier, sont jugées « onéreuses » et complexifient le déplacement d’équipements vitaux comme les transformateurs et les éoliennes modernes.
  • Le coût de ces procédures pourrait se répercuter sur les consommateurs, avec des exemples de frais d’enquête atteignant 750 000 € pour un seul projet.

La République d’Irlande fait face à un double défi : satisfaire une demande d’électricité en constante augmentation tout en atteignant ses objectifs climatiques. Pour y parvenir, le déploiement de nouvelles infrastructures, notamment des centrales électriques et des éoliennes de nouvelle génération, est crucial. Or, l’acheminement du matériel nécessaire, caractérisé par des charges d’une masse « anormalement » élevée – pouvant atteindre 570 tonnes –, se heurte à un obstacle majeur. L’introduction, l’année dernière, de règles gouvernementales imposant des enquêtes exhaustives sur les itinéraires empruntés par ces convois exceptionnels ralentit considérablement les projets et fait grimper les coûts associés.

Noel Cunniffe, directeur général de Wind Energy Ireland, a vivement critiqué l’approche du gouvernement, la qualifiant de « onéreuse ». Il souligne que la logistique du transport des transformateurs électriques, essentiels au renforcement du réseau national, est devenue plus complexe et coûteuse. « Cela augmentera également les coûts pour le déplacement de certaines des turbines les plus récentes et les plus efficaces, ce qui se traduira par des prix plus élevés pour les consommateurs », a-t-il prévenu. Un cas récent cité par le secteur implique qu’un développeur a dû débourser 750 000 € pour les études nécessaires au transport d’équipements destinés à une ferme solaire.

Les nouvelles réglementations stipulent que tout transport d’équipement dépassant 180 tonnes doit faire l’objet d’une évaluation de tous les ponts sur l’itinéraire prévu. Cette évaluation doit être validée par une tierce partie avant l’obtention des permis délivrés par les conseils locaux. Wind Energy Ireland a rapporté un cas où un membre a dû étudier 144 ponts, un chiffre jugé excessif par rapport à la norme habituelle qui se situe entre 40 et 90 ponts. Le Ministère des Transports a mis en place ces exigences en septembre dernier, suite à des retards importants dans le déchargement de générateurs d’urgence au port de Dublin. Bien que ces règles ne concernent pas exclusivement le secteur de l’énergie, la rapidité de développement du secteur et la nature des équipements à transporter le rendent particulièrement vulnérable à ces contraintes.

Un porte-parole du ministère des Transports a confirmé l’augmentation des demandes de déplacement de charges « anormalement lourdes ». Il a précisé que « de nombreuses charges prévues pour être déplacées au cours des prochaines années dépassent largement les 180 tonnes, certains grands générateurs identifiés par le secteur de l’énergie atteignant jusqu’à 570 tonnes ». Le porte-parole a expliqué que les ponts modernes sont généralement conçus pour supporter jusqu’à 180 tonnes, mais que les structures plus anciennes ont des capacités de charge bien inférieures. Les règles actuelles visent à clarifier le processus d’évaluation pour prévenir tout risque pour le réseau routier et les ponts, ainsi que pour les autres usagers. Le ministère travaille en collaboration avec le département de l’Environnement, de l’Énergie et du Changement climatique pour surmonter les difficultés techniques et administratives et s’assurer de la présence d’experts compétents pour gérer ces opérations dans les années à venir.

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