Publié le 10 février 2026 14h48:00. Des chercheurs finlandais ont découvert que le parvovirus canin, un virus courant chez les chiens, perturbe le fonctionnement essentiel du nucléole, une structure présente dans toutes les cellules, ouvrant de nouvelles perspectives sur les interactions entre virus et mécanismes cellulaires.
- L’infection par le parvovirus canin entraîne une redistribution des protéines nucléolaires et de l’ARN ribosomique (ARNr).
- Ce remodelage affecte la production des ribosomes, indispensables à la synthèse des protéines.
- L’étude, publiée dans la revue Communications Biology, met en lumière les effets profonds du virus sur l’équilibre interne du nucléole.
L’équipe de recherche de l’Université de Jyväskylä, dirigée par Maija Vihinen-Ranta et Salla Mattola, s’est concentrée sur l’impact du parvovirus sur la morphologie et la fonction du nucléole. Ce dernier, bien plus qu’un simple producteur de ribosomes, joue un rôle crucial dans la régulation de nombreux processus cellulaires, notamment la division cellulaire. Des perturbations de son fonctionnement peuvent avoir des conséquences graves sur la viabilité cellulaire et le développement de maladies.
Les résultats de l’étude révèlent que l’infection virale provoque un réaménagement significatif de la structure nucléolaire et une réorganisation de la chromatine associée. Plus précisément, les chercheurs ont observé des changements importants dans le traitement du pré-ARNr, soulignant l’ampleur des effets du parvovirus canin sur l’homéostasie nucléolaire.
« Nos résultats révèlent que l’infection entraîne la redistribution des protéines nucléolaires clés et de l’ARNr, un remodelage important de la structure nucléolaire et une réorganisation de la chromatine associée au nucléole. »
Maija Vihinen-Ranta, directrice de recherche à l’Université de Jyväskylä
Selon Salla Mattola, chercheuse à l’Académie de l’Université de Jyväskylä, cette étude apporte un éclairage nouveau sur les interactions physiques et fonctionnelles entre les parvovirus et le nucléole.
« En conclusion, nos travaux démontrent que les parvovirus autonomes, comme le parvovirus canin, remodèlent la structure nucléolaire et modulent sa fonction. »
Salla Mattola, chercheuse à l’Académie de l’Université de Jyväskylä
Cette recherche a été menée en collaboration avec plusieurs groupes de recherche nationaux et internationaux et a bénéficié du soutien financier de la Fondation Jane et Aatos Erkko, de l’Académie de Finlande, du programme de recherche et d’innovation Horizon 2020 de l’Union européenne, du programme belge du Fonds de la Recherche Scientifique et de l’Institut national de la santé. L’article complet est disponible dans Communications Biology.
Source : Université de Jyväskylä