Home Santé L’influenceur développe un lymphome associé à une prothèse en silicone ; comprendre l’image

L’influenceur développe un lymphome associé à une prothèse en silicone ; comprendre l’image

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Publié le 2026-02-06 22:48:00. L’influenceuse Evelin Camargo a révélé publiquement son diagnostic de lymphome rare associé à ses implants mammaires en silicone, sensibilisant ainsi à cette complication peu connue et encourageant la vigilance.

  • Un lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LAGC-BIA) est une maladie extrêmement rare, touchant environ un cas pour 2 000 à 15 000 femmes porteuses de prothèses texturées.
  • Le diagnostic précoce est crucial et repose sur l’imagerie médicale et, si nécessaire, une biopsie pour distinguer cette pathologie d’une simple rupture de prothèse.
  • Le traitement est généralement chirurgical, avec ablation de l’implant et des tissus environnants, et peut être complété par chimiothérapie et immunothérapie dans les cas plus avancés.

Evelin Camargo a partagé son expérience sur les réseaux sociaux, expliquant qu’elle a reçu ce diagnostic après avoir constaté un gonflement soudain de son sein gauche en décembre 2025, six ans après une intervention de réduction mammaire. Initialement, on a pensé à une rupture de prothèse, mais une IRM a révélé la présence d’un sérome tardif, un liquide qui s’accumule autour de l’implant.

Selon le docteur Otavio Baiocchi, onco-hématologue et chef du Centre spécialisé pour lymphomes et myélomes de l’Hôpital Alemão Oswaldo Cruz, le LAGC-BIA est lié à une inflammation chronique de la capsule entourant l’implant, en particulier ceux qui sont texturés ou rugueux. Il précise que le gonflement, signe possible de ce lymphome, doit inciter à une consultation médicale rapide, même en l’absence de douleur.

« Le gonflement, signe d’un lymphome associé aux implants mammaires, est assez fréquent. Même lorsque le gonflement est léger, toute asymétrie du sein ou du mamelon qui apparaît rapidement doit être recherchée. Un sérome tardif apparaît au moins un an après l’intervention chirurgicale, mais généralement entre cinq et dix ans plus tard »

Otavio Baiocchi, onco-hématologue

Contrairement aux cancers du sein classiques, qui se développent à partir des tissus mammaires, le lymphome associé aux implants se forme à partir de mutations des lymphocytes T, des cellules du système immunitaire, induites par cette inflammation chronique.

Bien qu’il n’existe pas de prévention absolue, le docteur Baiocchi souligne l’importance du choix de la prothèse, privilégiant les modèles lisses et non texturés, ainsi qu’une technique chirurgicale appropriée et un suivi régulier avec un mastologue ou un chirurgien plasticien. De nombreux pays, dont le Brésil, ont déjà retiré du marché les prothèses texturées.

« Le risque est principalement lié aux prothèses texturées. Il est important de souligner que ce cancer n’est pas causé par le silicone, mais par l’environnement inflammatoire chronique autour de la prothèse. »

Otavio Baiocchi, onco-hématologue

Il est essentiel de différencier une rupture de prothèse d’un sérome tardif. En cas de rupture, le silicone s’infiltre dans les tissus, tandis que le sérome se manifeste par un gonflement, parfois indolore, et une possibilité de palper la prothèse derrière le liquide. L’imagerie médicale, comme l’échographie ou l’IRM, est déterminante pour établir un diagnostic précis.

Le diagnostic définitif repose sur une ponction ou une biopsie du sérome ou des tissus adjacents, suivie d’une analyse pour identifier les lymphocytes T malins par immunophénotypage ou immunohistochimie.

Le traitement du LAGC-BIA dépend du stade de la maladie. Dans la majorité des cas, une intervention chirurgicale complète, avec ablation de la prothèse et des tissus environnants, suffit à obtenir la guérison. Dans les formes plus avancées, une chimiothérapie et une immunothérapie peuvent être nécessaires. Un médicament ciblant la protéine CD30, présente dans ce type de lymphome, est également disponible et peut être utilisé seul ou en association avec une chimiothérapie.

Le docteur Baiocchi insiste sur l’importance d’un suivi régulier avec des spécialistes pour déterminer le traitement le plus adapté à chaque patient.

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