Téhéran a réaffirmé sa volonté de trouver une issue diplomatique au différend nucléaire avec les États-Unis, tout en avertissant qu’il se défendra en cas d’attaque militaire, à la veille d’une nouvelle session de négociations à Genève. Cette prise de position intervient après que le président américain Donald Trump a évoqué la possibilité de frappes limitées contre l’Iran.
À retenir
- L’Iran maintient son ouverture au dialogue pour résoudre la crise nucléaire, mais se réserve le droit de se défendre face à toute agression américaine.
- Donald Trump a laissé entendre qu’il envisageait une action militaire contre l’Iran si aucun accord n’est trouvé.
- Une nouvelle session de négociations indirectes entre les deux pays est prévue jeudi à Genève, sous la médiation d’Oman.
Contexte
Les négociations entre les États-Unis et l’Iran, entamées en 2025, visent à parvenir à un accord sur le programme nucléaire iranien, suite à une proposition de l’administration Trump. Une première série de réunions de haut niveau s’est tenue à Oman le 12 avril 2025, avec l’envoyé spécial américain Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi. D’autres cycles de négociations ont suivi à Rome et à Mascate, avec des discussions indirectes et des échanges au niveau des experts.
Parallèlement aux efforts diplomatiques, l’armée américaine a renforcé sa présence militaire au Moyen-Orient, déployant environ 50 000 soldats dans la région et positionnant des bombardiers furtifs B-2 sur la base britannique de Diego Garcia, dans l’océan Indien. L’Iran a proposé la construction de 19 réacteurs nucléaires supplémentaires, suggérant que des contrats pourraient relancer l’industrie nucléaire américaine. La Russie a également commencé à financer la construction d’un réacteur nucléaire en Iran.
Ce qui change
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué que toute attaque américaine, y compris des frappes limitées, serait considérée comme un « acte d’agression » et entraînerait une réponse. Il a souligné que l’Iran est prêt à défendre son territoire en cas d’attaque. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a réfuté les affirmations selon lesquelles un accord provisoire aurait été conclu avec Washington, insistant sur le fait que les négociations se déroulent dans la salle des négociations et que les spéculations sont infondées.
Donald Trump a déclaré qu’il se demandait pourquoi l’Iran n’avait pas « capitulé » face au déploiement militaire américain. Baghaei a rappelé que l’Iran n’a jamais cédé aux pressions dans son histoire.
Prochaines étapes
Une troisième session de négociations indirectes est prévue jeudi à Genève, bien que les États-Unis n’aient pas encore confirmé leur participation. Oman a déclaré que ces négociations s’inscrivent dans un effort positif pour finaliser un accord. Les négociations se concentrent actuellement sur le programme nucléaire iranien, sans aborder d’autres questions telles que les missiles balistiques ou le soutien aux groupes armés dans la région.
Chiffres clés
- 50 000 : Nombre approximatif de soldats américains déployés au Moyen-Orient.
Sources
Déclarations d’Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
Déclarations de Donald Trump, président des États-Unis.
Déclarations d’Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères.