Anfield s’attendait à un choc électrique dimanche : Liverpool, champion en titre, accueillait Manchester United dans un derby toujours chargé d’histoire. La rencontre revêtait une importance capitale pour les deux formations, en quête de rassurance avant une trêve internationale chargée.
Pour les Reds, la pression était palpable. Avant cette affiche, leur début de saison parfait avait été écorné par trois défaites en l’espace d’une semaine : des revers 2-1 à Crystal Palace et Chelsea, ponctués par un revers 1-0 à Galatasaray en Ligue des Champions. La dernière défaite à domicile en championnat remontait à treize mois, une série que Manchester United avait failli briser lors d’un match nul animé 2-2 en janvier dernier.
De leur côté, les Mancuniens abordaient ce déplacement avec une dynamique en dents de scie. Sur leurs cinq dernières rencontres de Premier League, le club avait alterné entre victoires salvatrices à domicile et défaites frustrantes à l’extérieur. Un cycle qu’ils espéraient bien interrompre à Anfield.
Des débuts en fanfare pour les visiteurs
La rencontre a démarré sur les chapeaux de roue, et ce sont les visiteurs qui ont frappé les premiers. Dès la 2e minute, Bryan Mbeumo a concrétisé un excellent début de match de la part de United. Après un duel perdu par Mac Allister au milieu de terrain, les Red Devils ont lancé une contre-attaque rapide. Amad a servi Mbeumo, qui s’était habilement démarqué dans le dos de Van Dijk avant de tromper le gardien d’une frappe puissante.
Liverpool a réagi, et Gakpo a failli égaliser à la 21e minute. Suite à une perte de balle haute de Dalot, les Reds ont enclenché une offensive tranchante. La frappe de Gakpo a heurté le poteau droit du but gardé par Lammens, manquant de peu de rétablir l’équilibre.
Les vingt premières minutes ont été rythmées par plusieurs situations chaudes. Les Mancuniens ont réclamé un penalty pour une main d’Amad, mais l’arbitre Michael Oliver a laissé le jeu se poursuivre, la VAR jugeant que les bras du joueur étaient en position naturelle. Auparavant, à la 14e minute, une belle tentative de coup franc de Salah sur corner n’a pas trouvé preneur, Van Dijk étant trop court pour ajuster sa tête.
Le début de match a indéniablement souri aux hommes d’Arne Slot. Si Bruno Fernandes s’est montré précieux dans un rôle de milieu relayeur, les Liverpuldiens ont rapidement montré leur capacité à se projeter vers l’avant.
Les compositions d’équipes
Liverpool (4-2-3-1) : Mamardashvili (G) — Bradley, Konaté, Van Dijk, Kerkez — Gravenberch, Mac Allister — Salah, Szoboszlai, Gakpo — Isak.
Manchester United (3-4-3) : Lammens (G) — De Ligt, Maguire, Shaw — Amad, Casemiro, Fernandes, Dalot — Mbeumo, Mount, Cunha.
Avant le coup d’envoi, l’ambiance était électrique à Anfield. Les équipes étaient entrées sur la pelouse aux alentours de 16h25 (heure locale). Le défenseur central Harry Maguire avait notamment exprimé son soutien à son jeune gardien, Lammens, pour son premier match à Anfield : « Nous devons l’aider, limiter les tirs qu’il a à effectuer. C’est un garçon calme, je suis vraiment impressionné. Il va être un gardien brillant pour ce club, mais il faut se souvenir que c’est un jeune garçon. C’est son premier match à Anfield, je suis sûr qu’il ressentira la nervosité et la pression. Mais je suis sûr qu’il gérera cela très bien. »
Arne Slot, l’entraîneur de Liverpool, avait laissé entendre que Manchester United adopterait une stratégie défensive : « On a vu Sesko jouer les trois, quatre, cinq, six derniers matchs, mais quand ils vont à Liverpool, ils changent la composition. Ce n’est pas la première fois que nous affrontons une équipe [et qu’ils font cela] », avait-il déclaré à Sky Sports.
Du côté de Manchester United, Mason Mount était titulaire aux côtés de Mbeumo et Cunha en attaque, tandis que Benjamin Sesko débutait sur le banc. Dalot et Amad occupaient les postes de pistons.
Concernant Liverpool, Konaté était bien présent en défense centrale aux côtés de Van Dijk, malgré son récent retrait de la sélection française. Le club était néanmoins privé de son gardien numéro un, Alisson Becker (cuisse), et de Giovanni Leoni (genou).
Un historique contrasté
La dernière défaite de Manchester United à Anfield remonte à un cinglant 7-0 en mars 2023, un match qui avait marqué un tournant pour Erik ten Hag. Depuis cette humiliation, Liverpool n’a remporté qu’une seule de ses cinq dernières confrontations toutes compétitions confondues face aux Red Devils, incluant un match nul 2-2 à Old Trafford la saison précédente.
Le coup d’envoi de cette rencontre de Premier League a été donné à 16h30, heure locale, marquant le début d’un duel attendu entre deux des clubs les plus titrés d’Angleterre.