Home Santé L’objectif a changé : une glycémie normale vaut plus qu’un faible poids dans le prédiabète

L’objectif a changé : une glycémie normale vaut plus qu’un faible poids dans le prédiabète

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Publié le 2025-10-19 15:03:00. Une nouvelle étude bouscule les idées reçues sur le prédiabète : normaliser sa glycémie serait plus crucial que de perdre du poids pour inverser la condition, la localisation de la graisse corporelle jouant un rôle clé.

  • L’inversion du prédiabète sans perte de poids permettrait de réduire le risque de développer un diabète de type 2 de 70 % en cinq ans.
  • La clé résiderait dans la réduction de la graisse viscérale (autour des organes) plutôt que dans la masse grasse totale.
  • Des changements de style de vie, tels que l’exercice physique et une alimentation saine, sont efficaces même sans viser spécifiquement la perte de poids.

Le prédiabète, une glycémie anormalement élevée qui ne franchit pas encore le seuil du diabète de type 2, touche plus d’un tiers des adultes aux États-Unis. Souvent silencieuse, cette condition évolue vers un diabète chez environ 70 % des personnes concernées. Les recommandations traditionnelles se sont longtemps concentrées sur la perte de poids, mais une récente publication dans la revue *Nature Medicine* suggère une approche alternative : l’amélioration de la glycémie est la priorité.

Les chercheurs ont observé que les participants parvenant à normaliser leur taux de sucre sanguin, sans pour autant maigrir, bénéficiaient d’une réduction significative de leur risque de développer un diabète. Ce succès s’expliquerait par une diminution de la graisse viscérale, cette graisse dite « active » qui s’accumule dans l’abdomen et est fortement liée à l’inflammation et à la résistance à l’insuline, un facteur majeur du diabète de type 2. Parallèlement, une augmentation de la graisse sous-cutanée, moins nocive et associée à une meilleure sensibilité à l’insuline, a été constatée.

« La rémission du prédiabète sans perte de poids réduit le risque de développer un diabète de type 2 d’environ 70 % en 10 ans », a expliqué Andreas Birkenfeld, l’un des auteurs de l’étude, dans une interview accordée au portail Medical News Today. Ces conclusions suggèrent que l’objectif de normalisation de la glycémie pourrait s’avérer aussi, voire plus, pertinent que la simple réduction du poids affiché sur la balance. Maintenir une perte de poids importante étant un défi pour beaucoup, se concentrer sur l’amélioration de la sensibilité à l’insuline et la réduction de la graisse viscérale offre une voie prometteuse pour la santé métabolique.

Des ajustements simples du mode de vie peuvent suffire à induire ces changements bénéfiques. Une activité physique régulière, qu’il s’agisse de marche, de natation ou de musculation, contribue à améliorer la sensibilité à l’insuline et à réduire la graisse abdominale. Il est généralement recommandé de pratiquer au moins 150 minutes d’exercice d’aérobie d’intensité modérée par semaine, complétées par deux à trois séances d’entraînement en résistance. L’alimentation joue également un rôle prépondérant : les régimes de type méditerranéen ou DASH, riches en céréales complètes, fruits, légumes, protéines maigres et bonnes graisses, sont particulièrement efficaces pour diminuer la graisse viscérale et équilibrer la glycémie. De plus, une bonne hygiène de sommeil et une gestion du stress sont des piliers souvent négligés mais essentiels à la régulation de la glycémie.

L’étude, qui a suivi plus de 1 100 personnes atteintes de prédiabète, a révélé que même sans perte de poids, un quart des participants (51 sur 234) ont réussi à inverser leur condition. Ces individus présentaient une meilleure sensibilité à l’insuline et une sécrétion accrue de cette hormone par le pancréas. La redistribution des graisses fut un facteur déterminant : ils accumulaient davantage de graisse sous-cutanée au détriment de la graisse viscérale, et ce, sans modification notable de leur masse corporelle totale. Des taux plus élevés d’adiponectine, une hormone favorisant un métabolisme sain, accompagnaient ces changements.

Ces découvertes marquent un tournant, soulignant que la composition et la localisation de la graisse corporelle sont des indicateurs de santé plus pertinents que le chiffre sur la balance. Les experts encouragent désormais les personnes atteintes de prédiabète à privilégier des objectifs métaboliques, tels que l’atteinte d’une glycémie normale et l’amélioration de la répartition de leurs graisses corporelles. Comme le souligne Andreas Birkenfeld : « Ne vous contentez pas de regarder l’échelle. Concentrez-vous sur l’atteinte de valeurs de glucose normales et sur la réduction de la graisse viscérale. Cela peut être plus important pour prévenir le diabète que n’importe quel chiffre sur l’échelle. »

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