Publié le 12 février 2026 à 22h28. L’Union européenne cherche à accélérer la construction d’un marché intérieur plus fort, envisageant de progresser avec un groupe de pays volontaires si un accord à 27 s’avère difficile. Les Pays-Bas se disent prêts à rejoindre cette initiative.
- L’UE souhaite simplifier les règles pour les entreprises afin de renforcer la compétitivité face aux États-Unis et à la Chine.
- La Commission européenne propose de fixer une date limite de juin pour parvenir à un accord sur l’harmonisation des règles d’investissement.
- Les Pays-Bas, en concertation avec l’Allemagne, la France, l’Espagne, la Pologne et l’Italie, explorent les possibilités d’une coopération plus étroite.
Lors d’un sommet informel organisé au château d’Alden Biesen en Belgique, les dirigeants européens ont exprimé leur inquiétude face au retard économique de l’Europe par rapport à ses concurrents mondiaux. L’objectif principal des discussions était de trouver des moyens de stimuler la compétitivité du marché unique européen.
L’une des pistes envisagées consiste à uniformiser les réglementations applicables aux entreprises dans tous les États membres, éliminant ainsi les obstacles liés aux différences nationales. Un premier pas concret serait de faciliter les investissements transfrontaliers, permettant aux jeunes entreprises de toute l’UE d’accéder plus facilement à des financements pour leur développement.
Selon la Commission européenne, cette mesure pourrait encourager les entreprises à rester en Europe plutôt que de s’implanter aux États-Unis. L’idée est de renforcer l’économie européenne et de retenir les talents et les investissements.
Cette question de l’harmonisation des règles n’est pas nouvelle. Les États membres en discutent depuis des décennies, mais les propositions concrètes se heurtent souvent à des résistances, chaque pays craignant de perdre en souveraineté et de nuire à son économie nationale.
La Commission européenne a fixé une échéance de juin pour parvenir à un accord. Si tous les 27 pays ne sont pas d’accord d’ici là, elle propose de lancer une initiative avec un groupe plus restreint de pays volontaires.
Les Pays-Bas se montrent favorables à cette approche et sont en contact régulier avec l’Allemagne, la France, l’Espagne, la Pologne et l’Italie pour explorer les possibilités d’une telle coopération. Pour que cette initiative puisse aboutir, elle devra réunir au moins neuf États membres, conformément aux règles européennes.
En marge de ce sommet, les dirigeants européens ont également abordé d’autres pistes pour améliorer la compétitivité de l’UE, notamment en réduisant les prix de l’énergie et en allégeant la charge administrative des entreprises.
Ce sommet informel ne s’est pas conclu par des décisions formelles. Une discussion plus approfondie sur la compétitivité est prévue lors d’un sommet régulier fin mars, où les idées échangées aujourd’hui devraient être traduites en mesures concrètes.
La Commission européenne devrait présenter d’ici là un plan d’action détaillé, étape par étape, pour renforcer le marché intérieur. Le Premier ministre sortant Schoof, qui participait aujourd’hui à son dernier sommet européen, ne sera plus en fonction lors de la mise en œuvre de ce plan.