Publié le 26 février 2026. La fièvre catarrhale du mouton, une maladie virale transmise par des insectes, s’étend en Allemagne et touche désormais l’ensemble de la Hesse, avec des conséquences directes pour les éleveurs de l’Est de la Hesse.
- La Hesse a été déclarée zone réglementée suite à la détection du sérotype 8 (BTV8) chez une vache.
- Des restrictions strictes s’appliquent aux mouvements de bovins, d’ovins et de caprins.
- La vaccination est fortement recommandée par le ministère de l’Agriculture.
L’expansion de la fièvre catarrhale du mouton, déjà constatée en Rhénanie-Palatinat, impose de nouvelles contraintes aux éleveurs de l’Est de la Hesse. Presque l’ensemble du Land est désormais considéré comme une zone réglementée, conformément à la législation européenne qui exige un rayon de sécurité d’au moins 150 kilomètres autour de toute exploitation touchée.
Les districts de Hersfeld-Rotenburg et de Fulda sont partiellement concernés par la zone d’exclusion, tandis que les districts de Main-Kinzig et de Vogelsberg sont entièrement inclus dans les mesures restrictives. Les propriétaires d’animaux doivent désormais faire face à des efforts organisationnels supplémentaires et à une incertitude économique potentielle, notamment en raison de possibles retards dans la vente de leur bétail ou de la nécessité de réaliser des examens vétérinaires complémentaires.
Bien que le virus ne présente aucun danger pour la santé humaine, il constitue une menace sérieuse pour le bétail. La maladie est transmise par de petits moustiques suceurs de sang, appelés moucherons. Les bovins, les moutons et les chèvres sont particulièrement vulnérables, mais les lamas et les alpagas peuvent également être infectés.
Les transports d’animaux soumis à des conditions strictes
La commercialisation des animaux au sein de la zone d’exclusion reste possible, mais les transports vers l’extérieur sont soumis à des exigences rigoureuses. Les animaux doivent être entièrement vaccinés contre le BTV-8 et avoir respecté la période d’immunité garantie. À défaut, un test PCR avec un résultat négatif est obligatoire, ainsi que le respect de réglementations spécifiques pour les jeunes animaux de moins de 90 jours, notamment en ce qui concerne le statut vaccinal de leur mère et la documentation appropriée.
Le ministère de l’Agriculture conseille vivement la vaccination contre plusieurs sérotypes du virus. Les premiers signes de la maladie chez les animaux comprennent une forte fièvre, de l’apathie et un refus de s’alimenter. Des rougeurs au niveau du nez et de la bouche, ainsi qu’un gonflement de la langue, sont également des symptômes courants. Dans certains cas, des boiteries, des inflammations ou des complications liées à la gestation peuvent survenir, et le virus peut même entraîner la mort de l’animal. Il est donc crucial de contacter immédiatement un vétérinaire dès l’apparition des premiers signes.
La zone d’exclusion en Hesse avait déjà été étendue en novembre dernier après la découverte de cas en Sarre. Les experts prévoient une nouvelle propagation du virus au cours des prochains mois d’été, et l’arrivée d’un autre sérotype en Allemagne n’est pas exclue.
La situation reste donc préoccupante pour les régions agricoles de l’Est de la Hesse. Les éleveurs doivent jongler avec la protection contre les épidémies, les contraintes administratives et la pression économique, tout en espérant une vaccination efficace et une stabilisation de la situation sanitaire dans les mois à venir. (Constantin von Butler)