Home Accueil Manila Bulletin – L’information du SALN est un point central du 4ème rap de mise en accusation contre le vice-président Duterte

Manila Bulletin – L’information du SALN est un point central du 4ème rap de mise en accusation contre le vice-président Duterte

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Publié le 20 février 2024. Une nouvelle plainte pour destitution a été déposée aux Philippines contre la vice-présidente Sara Duterte, cette fois-ci centrée sur la transparence de sa déclaration de patrimoine et des possibles richesses non déclarées.

  • Une quatrième plainte pour destitution vise la vice-présidente Duterte.
  • L’accusation principale porte sur des incohérences potentielles entre ses déclarations de patrimoine (SALN) et ses actifs financiers réels.
  • Le plaignant demande l’accès aux relevés bancaires de la vice-présidente et de son entourage, ainsi qu’une enquête approfondie par des experts comptables.

Manille – Une nouvelle procédure de destitution a été lancée contre la vice-présidente philippine Sara Duterte, déposée le mercredi 18 février par l’avocat Nathaniel Cabrera et soutenue par le député Paolo Ortega Welcome Abante Jr. du 6e district de Manille. Cette plainte, qui compte 69 pages, se distingue des précédentes par son focus sur la déclaration annuelle de l’actif, du passif et de la valeur nette (SALN) de la vice-présidente.

Selon le document, l’argument central de la destitution repose sur des doutes concernant la conformité des SALN de Mme Duterte avec sa réelle situation financière. L’avocat Cabrera demande à la Chambre des représentants d’émettre des assignations à comparaître pour obtenir les relevés bancaires de la vice-présidente, de sa famille proche, de ses associés et des entités potentiellement liées à elle, couvrant la période de 2019 à 2025. Il sollicite également la coopération d’agences gouvernementales telles que la Commission d’audit (CO), le Bureau of Internal Revenue (BIR) et le Conseil de lutte contre le blanchiment d’argent (AMLC).

L’avocat Cabrera propose de confier à une équipe d’experts comptables indépendants la tâche de confronter les informations contenues dans les SALN aux registres bancaires et immobiliers. Il estime que cette analyse permettra de déterminer l’existence et l’étendue d’éventuelles richesses non déclarées.

« Pour déterminer l’existence et l’étendue de la richesse inexpliquée et des violations du SALN, je demande respectueusement à cette honorable Chambre des Représentants, par l’intermédiaire du comité approprié, de prendre les mesures suivantes… »

Nathaniel Cabrera, avocat plaignant

L’avocat Cabrera justifie ces demandes en invoquant les pouvoirs d’enquête constitutionnels de la Chambre des représentants dans le cadre des procédures de destitution, ainsi que la jurisprudence autorisant la levée du secret bancaire dans les enquêtes sur la corruption et les richesses illicites. Il affirme qu’une telle conduite, si elle était prouvée, constituerait une trahison de la confiance publique et une violation des obligations constitutionnelles de transparence, pouvant entraîner des poursuites pénales.

La plainte s’appuie sur des bases juridiques solides, notamment l’obligation constitutionnelle de divulguer le patrimoine, la loi n° 6713 (Code de conduite et normes éthiques pour les agents et employés publics), et les précédents judiciaires autorisant des exceptions au secret bancaire dans les affaires de corruption. Elle a été officiellement déposée auprès du secrétaire général de la Chambre le 18 février et transmise au bureau du président Faustino « Bojie » Dy III le lendemain.

La Constitution philippine de 1987 prévoit que les hauts fonctionnaires, dont le vice-président, peuvent être destitués pour des motifs graves tels que la violation de la Constitution, la trahison, la corruption, les crimes graves ou la trahison de la confiance du public.

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