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Marx, refonder ou refondre l’éducation, écrit Germán Martínez

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Publié le 14 février 2024 22:22:00. Une polémique agite le monde politique mexicain après les appels à une refonte radicale du ministère de l’Éducation publique (SEP), perçus comme une démolition de l’institution par ses détracteurs, et les récentes nominations et démissions qui s’ensuivent.

  • Marx Arriaga, récemment démis de ses fonctions au SEP, a appelé à une destruction complète de l’institution.
  • Des critiques acerbes sont adressées à la gestion de l’éducation sous le gouvernement actuel, notamment en raison des résultats décevants aux tests PISA.
  • Le passé des figures fondatrices du SEP, comme Justo Sierra et José Vasconcelos, est remis en question dans le débat sur la refonte de l’éducation.

La récente éviction de Marx Arriaga de son poste de responsable au sein du ministère de l’Éducation publique (SEP) a déclenché une vive controverse, ravivant les tensions au sein du gouvernement et soulevant des questions fondamentales sur l’avenir de l’éducation au Mexique. Arriaga, ancien directeur du matériel pédagogique, avait exprimé son désir de démanteler en profondeur l’institution, une position qui a suscité l’indignation de nombreux observateurs.

Selon ses détracteurs, Arriaga aurait déclaré avec une franchise déconcertante : « qu’il ne reste pas une seule pierre de cette institution ». Cette déclaration, comparée à d’autres démantèlements de projets antérieurs, comme celui de l’aéroport de Texcoco ou du HENNE, alimente les craintes d’une politique systématique de destruction des acquis.

La proposition de « refonder » le SEP en revenant à ses « origines » a également suscité des interrogations. Arriaga semble faire référence aux figures fondatrices du ministère, Justo Sierra et José Vasconcelos. Cependant, le choix de ces références est paradoxal, étant donné que le président López Obrador a lui-même qualifié Vasconcelos d’« anti-indigéniste, étranger et conservateur accompli » dans son ouvrage Grandeur. Vasconcelos, qui a créé le SEP en 1921, avait mis en place des « missions culturelles » visant à l’alphabétisation et à la formation professionnelle, sans dépendre du gouvernement central.

Les critiques soulignent le fossé entre l’idéal de Vasconcelos, qui cherchait à libérer les individus par l’éducation, et la réalité actuelle du SEP, accusé de favoriser le clientélisme et la corruption. L’enseignement moreniste est dénoncé comme étant davantage préoccupé par les postes et les privilèges que par la qualité de l’éducation dispensée. Les enseignants, décrits comme des « parasites », sont accusés d’avoir contribué à la privatisation de l’enseignement public par le biais de leurs syndicats et de leur gestion budgétaire opaque.

Les résultats désastreux du Mexique aux tests PISA en mathématiques sont également pointés du doigt, illustrant la crise profonde que traverse le système éducatif. Malgré la distribution de nombreux manuels scolaires, les élèves mexicains peinent à atteindre un niveau de compréhension de lecture suffisant.

L’auteur de l’article exprime son soulagement face au départ d’Arriaga du SEP, tout en craignant que cela ne soit qu’une manœuvre de façade, comparable à celle d’Adam Auguste au Sénat. Il suggère qu’Arriaga pourrait être envoyé à l’Université Lomonossov de Moscou pour y poursuivre des études en lettres cyrilliques, une manière ironique de se moquer de ses convictions idéologiques.

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