Publié le 16 octobre 2025. La Communauté de Madrid réaffirme son engagement dans la lutte contre les addictions et les troubles de santé mentale, deux fléaux intrinsèquement liés qui minent la société. Un plan régional doté de 200 millions d’euros vise à renforcer la prévention, les soins et la réinsertion.
- La ministre de la Santé de Madrid, Fátima Matute, a souligné le lien étroit entre santé mentale et consommation de drogues.
- Un plan régional de lutte contre la toxicomanie, financé à hauteur de 200 millions d’euros, a été rappelé.
- L’attention est portée sur les nouvelles formes d’addictions, notamment celles liées aux écrans et aux jeux vidéo.
Lors de la clôture d’une journée dédiée aux addictions et à la santé mentale, organisée par la Fondation AMAI-TLP pour son 25e anniversaire, Fátima Matute a insisté sur la nécessité d’une mobilisation sociétale. Elle a appelé à l’implication de chacun pour permettre à la population de « parvenir à une population saine, libre et dynamique, capable de développer ses projets de vie sans qu’aucune substance ne vienne gêner son chemin ». Cet événement, qui s’est tenu à la Real Casa de Correos, siège du gouvernement régional, a rassemblé des professionnels de la santé, des experts en santé mentale ainsi que des représentants des secteurs social et éducatif.
La rencontre a été l’occasion d’aborder les effets de la consommation de substances psychoactives sur la stabilité émotionnelle, l’importance de la prévention dès le plus jeune âge, et la nécessité de renforcer le soutien psychologique. Fátima Matute a réitéré que les dépendances et les troubles mentaux « partagent des causes communes et des conséquences dévastatrices s’ils ne sont pas traités ensemble ».
Le plan régional de lutte contre la drogue, fort de 200 millions d’euros, s’articule autour de quatre axes stratégiques : prévention, soins et assistance, réinsertion sociale, et surveillance, inspection et contrôle. Son objectif est de réduire l’impact des addictions sur la société madrilène grâce à des programmes d’information, une prise en charge globale des personnes concernées et des mesures de suivi visant à garantir la santé et la sécurité sociale.
Par ailleurs, la ministre a alerté sur l’essor de nouvelles formes d’addictions, telles que celles liées aux jeux vidéo, aux écrans ou aux réseaux sociaux, qui touchent particulièrement les plus jeunes. Elle a souligné que « les conséquences qu’ils entraînent sont tout aussi graves, tant sur les résultats scolaires que sur la santé émotionnelle et les relations familiales ». Le ministère de la Santé travaille ainsi sur des campagnes d’éducation au numérique responsable et des programmes de soutien psychologique pour adolescents et familles, afin de prévenir les comportements compulsifs et de promouvoir une utilisation équilibrée de la technologie.
Le gouvernement régional maintient son engagement à renforcer le réseau de soins et de prévention en santé mentale, considérant la santé mentale et la liberté individuelle comme « des piliers essentiels pour une société plus forte et plus saine ». L’objectif est d’améliorer le bien-être émotionnel, de faciliter la détection précoce et de garantir un accès équitable aux ressources de santé.