Home Santé Médicis continue l’évasion de l’Italie. Par rapport à 2022, les canettes blanches émigrées ont augmenté de 133%

Médicis continue l’évasion de l’Italie. Par rapport à 2022, les canettes blanches émigrées ont augmenté de 133%

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Publié le 2025-10-03 03:03:00. L’hémorragie de médecins italiens se poursuit, s’aggravant de manière spectaculaire : plus de 7 000 ont quitté le système de santé national en 2024, un chiffre en hausse de 133 % par rapport à 2022. Cette « fuite des cerveaux » touche également la profession infirmière, peinant à compenser les départs face aux nouvelles formations.

  • En 2024, 7 000 médecins ont quitté le système de santé national italien, marquant une hausse de 133 % par rapport à 2022.
  • L’Italie compte moins d’infirmières que la moyenne européenne (6,8 pour 1 000 habitants contre 8,2), avec un fossé entre départs à la retraite et nouvelles entrées dans la profession.
  • Malgré une augmentation des dépenses de santé, l’Italie reste en deçà des autres grandes nations européennes en pourcentage du PIB, limitant ses capacités d’investissement et la résilience de son système.

Le rapport annuel de l’observatoire Insidéral, intitulé « Les horizons du traitement : l’innovation dans le diagnostic en temps opportun et dans les thérapies d’excellence », révèle une tendance préoccupante. Cet exode médical, loin de ralentir, s’accentue. L’Institut de compétitivité (I-COM) met en lumière cette situation alarmante, qui impacte directement la qualité et l’accessibilité des soins pour les citoyens.

La pénurie de personnel médical ne s’arrête pas aux médecins. La profession infirmière est également sous tension. L’Italie utilise moins de professionnels de ce secteur que la moyenne européenne, avec seulement 6,8 infirmières pour 1 000 habitants, contre 8,2 dans l’Union européenne. La situation est aggravée par un déséquilibre structurel : chaque année, environ 30 000 à 33 000 infirmières quittent la profession, alors que les universités ne forment que 10 000 nouveaux diplômés. De plus, le nombre de candidats aux formations universitaires en soins infirmiers diminue, avec moins de 19 000 candidats pour plus de 20 600 places disponibles pour l’année académique 2025/2026.

Sur le plan financier, bien que les dépenses de santé aient augmenté, l’Italie investit une part inférieure de son Produit Intérieur Brut (PIB) dans ce secteur par rapport aux autres grandes économies européennes. Cet écart budgétaire réduit la capacité d’investissement et la résilience du Service National de Santé (SSN). La loi de finances pour 2025 prévoit une hausse du Fonds National de la Santé pour atteindre 142,3 milliards d’euros en 2026. Cependant, les défis persistent pour garantir l’équité et l’accès aux soins pour tous, comme en témoignent les « Niveaux Essentiels de Prestation » (LEA) et l’augmentation de la mobilité sanitaire interrégionale. Les dépenses pharmaceutiques, s’élevant à 36,2 milliards d’euros en 2023, se situent juste derrière l’Espagne, mais seulement 64 % de ces coûts sont pris en charge par le SSN, le reste étant à la charge des ménages. De plus, les dépenses italiennes sont fortement orientées vers le secteur hospitalier, qui absorbe près de 70 % du budget total.

Dans ce contexte, les négociations pour le renouvellement de la convention collective nationale de travail (CCNL) pour la période 2022-2024 dans le secteur de la gestion de la santé, qui concerne plus de 130 000 professionnels médicaux, sanitaires et vétérinaires, sont en cours. Une première rencontre a eu lieu le 1er octobre, et la prochaine est prévue pour le 15 octobre.

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