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Ménopause et chute de cheveux

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La ménopause, période de profonds bouleversements hormonaux, entraîne souvent des modifications notables de la chevelure chez de nombreuses femmes. Une perte de densité, un amincissement de la fibre capillaire, voire une chute de cheveux peuvent apparaître, nécessitant une approche globale pour y remédier.

  • La baisse des œstrogènes, hormones protectrices du cheveu, et la prédominance relative des androgènes durant la ménopause favorisent l’altération de la structure capillaire.
  • Ces changements hormonaux peuvent également affecter le cuir chevelu, le rendant plus sec, sujet aux irritations et à la desquamation.
  • Si la ménopause n’est pas la cause directe des cheveux gris, l’apparence des cheveux peut sembler plus claire et terne en raison de leur amincissement.

Avec l’arrivée de la ménopause, de nombreuses femmes constatent des altérations de leurs cheveux, tant sur leur structure que sur leur aspect. Les spécialistes expliquent qu’à cette étape de la vie, la diminution des œstrogènes, hormones protectrices du cheveu, s’accompagne d’une prédominance relative des androgènes, également présents chez la femme. « Cette combinaison favorise l’amincissement progressif de la fibre capillaire, une perte de densité et, dans certains cas, l’apparition d’une alopécie androgénique féminine », explique le Dr Leone, de l’hôpital Capilar.

La ménopause affecte également le cuir chevelu, le rendant plus sec et sujet à la desquamation du fait de la réduction de la production de sébum. De plus, sa sensibilité ou son irritation peuvent être accrues.

La couleur des cheveux est-elle concernée ?

C’est une question que de plus en plus de femmes se posent avec l’âge. Cependant, contrairement à une idée reçue, la ménopause n’est pas directement liée à l’apparition des cheveux gris. Ceux-ci sont principalement le résultat du vieillissement naturel et de la diminution progressive de la mélanine dans les follicules pileux, un processus influencé par la génétique, l’âge, le stress et certaines carences nutritionnelles.

« Ce qui peut survenir à cette étape, c’est que des cheveux plus fins et fragiles soient visuellement perçus comme plus clairs ou plus ternes, car la perte d’épaisseur de la tige capillaire facilite le passage de la lumière », précise le spécialiste.

Les meilleurs conseils

Les effets du processus hormonal peuvent être réversibles si des mesures appropriées sont prises à temps, notamment par le biais de traitements médicaux recommandés par des spécialistes et adaptés à chaque patiente en fonction de son histoire clinique et de son cas. Il s’agit de thérapies suivies sur le long terme, similaires à celles indiquées dans l’alopécie androgénique, qui demandent persévérance et suivi spécialisé.

De plus, comme le recommande le Dr Leone, une approche globale est idéale, incluant :

  • Une alimentation équilibrée, riche en nutriments essentiels (protéines, fer, vitamines et acides gras oméga-3).
  • Une hydratation adéquate et des soins ciblés pour le cuir chevelu (limiter l’usage fréquent de chaleur et de produits chimiques agressifs).
  • Un mode de vie sain, incluant une activité physique régulière et un contrôle du stress.
  • Des consultations avec un spécialiste, qui pourra recommander un traitement spécifique pour freiner ou stabiliser l’alopécie hormonale associée à cette étape.

Concernant les compléments alimentaires, leur usage est recommandé lorsqu’une indication spécifique existe et sous la supervision d’un spécialiste. Ils peuvent être utiles en cas de carences nutritionnelles avérées, mais tous les problèmes capillaires liés à la ménopause ne découlent pas de déficiences nutritionnelles.

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