Une perturbation méditerranéenne, potentiellement violente, s’annonce pour la semaine du 10 février, avec des chutes de neige importantes dans les Alpes et un refroidissement généralisé qui pourrait atteindre la Sardaigne et la Sicile. Les prévisions indiquent une aggravation progressive du temps, avec des vents forts et des risques de tempêtes sur plusieurs régions du pays.
La situation est préoccupante, notamment en raison de la précision des modèles allemands qui mettent en évidence la formation d’une mini-tempête méditerranéenne. À l’heure actuelle, de fortes chutes de neige affectent la Vallée d’Aoste et les Alpes occidentales, conséquence d’un effet stau puissant généré par les courants d’air bloqués par le relief alpin. Ces précipitations intenses se répercutent également sur les régions françaises et suisses avoisinantes.
Cette phase initiale n’est qu’un avant-goût de l’aggravation à venir. La Ligurie, et plus particulièrement la Riviera orientale, sera touchée en premier, suivie du Piémont, de la Lombardie et des zones lacustres. Le secteur oriental de la Lombardie connaîtra les phénomènes les plus intenses dans un premier temps, avant que le mauvais temps n’atteigne Venise et l’Émilie-Romagne. Il s’agit d’une détérioration significative, selon les experts.
Mercredi 11 février, des pluies éparses sont attendues un peu partout, mais c’est jeudi 12 février que la situation se compliquera. Une nouvelle perturbation atteindra le nord de la Sardaigne, puis se déplacera vers la Toscane et l’ensemble du versant tyrrhénien. Des tempêtes sont possibles entre le Latium, la Campanie et la Calabre, en raison de l’importante énergie en jeu.
L’élément le plus notable reste cependant l’arrivée d’air froid. Les basses pressions méditerranéennes aspireront des courants glacés provenant d’Europe centrale et septentrionale, provoquant un effondrement thermique. La neige pourrait ainsi tomber jusqu’au sud de la Sardaigne, tandis qu’un mistral puissant soufflera sur l’île et la Sicile. La mer Tyrrhénienne sera rapidement agitée, rendant les liaisons maritimes difficiles.
Vendredi 13 février s’annonce critique. Un système orageux violent, associé à une dépression inférieure à 980 hPa, frappera la Sardaigne avant de se diriger vers le Latium et le centre-sud de la Toscane. C’est là que la mini-tempête méditerranéenne déploiera toute sa force. Des chutes de neige sont prévues sur les Apennins, tandis que la Romagne sera soumise à de fortes pluies. Au nord, la vallée du Pô, protégée par les montagnes, devrait échapper aux précipitations mais connaîtra une forte baisse des températures.
En regardant plus loin, vers le 19 février, le centre européen envisage la possibilité d’une dépression très intense sur le golfe de Gênes. Si cette prévision se confirme, la neige pourrait même tomber en plaine dans le nord du pays. Le vortex polaire, dans la troisième décade du mois, aura tendance à s’étendre sur l’ensemble de l’Europe, entraînant des anomalies thermiques négatives généralisées.
Malgré ces signes avant-coureurs d’un retour de l’hiver, il est crucial de ne pas perdre de vue le contexte global. Janvier 2024 s’est terminé comme l’un des plus chauds jamais enregistrés au monde. Nous nous rapprochons dangereusement du seuil de 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels. Le réchauffement climatique est une réalité tangible, et c’est précisément cet excès d’énergie qui rend les phénomènes atmosphériques si extrêmes et imprévisibles, même en Italie.