Home Santé Michael McClung, MD, discute des stratégies précoces de prévention et d’entretien de la perte osseuse périménopausique

Michael McClung, MD, discute des stratégies précoces de prévention et d’entretien de la perte osseuse périménopausique

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Publié le 2025-10-25 17:18:00. Face à la perte osseuse qui débute bien avant la ménopause, des experts appellent à un dépistage précoce et à des stratégies de prévention ciblées pour préserver la santé osseuse des femmes.

  • La perte osseuse rapide s’amorce dès la périménopause ; un suivi attentif à ce stade est crucial pour les femmes à risque.
  • L’hormonothérapie et les bisphosphonates, même à faible dose, se révèlent efficaces pour maintenir la densité minérale osseuse.
  • Une utilisation intermittente de certains traitements permet de préserver la santé osseuse tout en limitant les risques de fractures à long terme.

Lors de la Réunion annuelle de la Société de la ménopause, le Dr Michael McClung, directeur émérite du Centre d’ostéoporose de l’Oregon, a mis en lumière les enjeux de la prévention de la perte osseuse durant la périménopause. Il a expliqué que la diminution des œstrogènes à ce stade entraîne une suractivité des ostéoclastes, les cellules responsables de la résorption osseuse. Cette phase, qui dure environ cinq à six ans, voit disparaître près de la moitié de l’os perdu entre la ménopause et l’âge de 80 ans.

« Une grande partie de la perte osseuse s’est déjà produite au moment où les femmes deviennent ménopausées », a souligné le Dr McClung, insistant sur le fait que le diagnostic de la ménopause (douze mois consécutifs sans règles) survient après une perte osseuse déjà significative.

Importance du dépistage précoce et de la prévention

Le Dr McClung recommande un dépistage de la densité osseuse dès l’entrée en périménopause pour les femmes présentant des facteurs de risque d’ostéoporose, tels qu’une faible corpulence, des antécédents familiaux ou certaines conditions médicales affectant le squelette. « Nous avons réalisé plusieurs études il y a 30 ans, démontrant que les œstrogènes administrés au début de la ménopause préservent la densité osseuse aussi longtemps qu’ils sont administrés », a-t-il rappelé. Pour celles qui ne peuvent ou ne doivent pas recourir à l’hormonothérapie, il a précisé que « le traitement par bisphosphonates à faible dose est aussi efficace que l’œstrogène ».

Transition et maintien de la santé osseuse

L’hormonothérapie substitutive, qu’elle soit orale ou transdermique, protège efficacement la densité osseuse tant que le traitement est poursuivi. Cependant, le bénéfice s’estompe rapidement à l’arrêt du traitement. « Si, pour une raison quelconque, le programme est arrêté, les bénéfices disparaissent très rapidement en un an ou deux », a constaté le Dr McClung.

Pour éviter ce phénomène de « perte de rebond », il suggère une transition de l’œstrogène vers un bisphosphonate, tel que l’alendronate à faible dose pendant deux ans, ou une administration unique par voie intraveineuse. Par la suite, le Dr McClung préconise un « traitement d’entretien » intermittent. Il s’agirait d’utiliser l’alendronate à faible dose sur deux ans, répartis sur une période de cinq ans, alternant périodes de traitement et de repos. Il a également mentionné des études récentes néo-zélandaises indiquant qu’une dose intraveineuse d’alendronate tous les cinq ans maintiendrait la densité osseuse sur une très longue durée.

Cette approche par doses faibles et espacées vise à minimiser les risques à long terme associés à un traitement continu par bisphosphonates, comme les fractures fémorales atypiques. « Jusqu’à trois ou quatre ans de traitement, les bénéfices s’améliorent », a expliqué le Dr McClung, « mais après cela, il n’y a plus de bénéfice supplémentaire et un risque croissant. »

L’accent sur la prévention à long terme

En conclusion, le Dr McClung a insisté sur le fait que la période périménopausique constitue une fenêtre d’opportunité capitale pour prévenir l’ostéoporose future. « Il est plus efficace, plus facile et en fait moins coûteux de prévenir l’ostéoporose en premier lieu que d’essayer de la corriger ou de la traiter une fois qu’elle est détectée », a-t-il affirmé. Une surveillance régulière de la densité osseuse et une intervention proactive à ce stade peuvent contribuer à préserver la santé du squelette et à réduire significativement le risque de fractures au cours de la vie.

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