Waystar affiche des résultats financiers solides pour son troisième trimestre, avec une croissance de son chiffre d’affaires de 12 % et un bénéfice par action (BPA) de 0,17 $, dépassant ainsi les prévisions des analystes. L’entreprise, dont l’action a grimpé de 73 % depuis son introduction en bourse en juin 2024, affiche désormais une capitalisation boursière de 7 milliards de dollars.
Lors d’une conférence téléphonique sur les résultats, le PDG Matthew Hawkins a souligné l’impact stratégique de l’acquisition d’Iodine Software pour 1,25 milliard de dollars, prévue en octobre 2025. Cette opération permettra à Waystar d’élargir sa couverture de données à toutes les étapes du cycle de gestion des revenus (RCM) et ouvrira la voie au développement de produits basés sur l’intelligence artificielle (IA) capables de gérer ces processus de manière autonome.
Dans d’autres nouvelles du secteur, un article de fond a soulevé des questions quant aux pratiques d’Epic, leader des systèmes d’information hospitaliers. Des analystes certifiés auraient accès à plusieurs clients simultanément, une situation que certains qualifient de « double facturation ». Une publication LinkedIn, depuis supprimée, laissait entendre qu’Epic aurait alerté les directions des systèmes de santé sur l’utilisation de multiples identifiants de connexion par certains employés et consultants. L’auteur de cette publication affirmait que des licenciements auraient eu lieu sans possibilité de défense, même pour des heures supplémentaires légitimes. Il était également fait mention de professionnels facturant plus de 160 heures par semaine.
Par ailleurs, un récent sondage met en lumière une divergence d’opinions concernant l’usage du titre de « docteur » dans le milieu hospitalier. Si la majorité des répondants reconnaissent la valeur d’un doctorat, plus de la moitié estiment que seuls les médecins devraient être autorisés à utiliser ce titre.
Un nouveau sondage interroge les professionnels sur les conflits d’intérêts potentiels lorsque les systèmes de santé promeuvent ou utilisent la technologie d’entreprises à but lucratif dans lesquelles ils détiennent une participation. Il semblerait qu’une tendance se dessine, où les communiqués de presse vantant les succès de déploiements technologiques omettent de mentionner que le système de santé est également un investisseur dans l’entreprise concernée, ce qui pourrait biaiser le jugement.
C’est également la période annuelle où les entreprises sont invitées à considérer le sponsoring de HIStalk, une plateforme dédiée au secteur de la santé. Les offres spéciales, incluant des mois gratuits et des avantages pour les sponsors fidèles, sont valables jusqu’au 31 décembre.
Du côté des acquisitions et financements, l’Université du Commonwealth de Virginie a annoncé son intention d’acquérir un ancien bâtiment industriel de 450 000 pieds carrés pour y installer des centres de recherche sur le cancer et les médicaments, tout en augmentant la capacité de ses programmes de santé publique et de pharmacie. Parallèlement, les assureurs maladie se préparent à lutter contre l’augmentation des coûts médicaux, qu’ils imputent en partie à un codage des réclamations basé sur l’IA par les prestataires. Ils envisagent d’utiliser eux-mêmes l’IA pour contrer cette tendance.
Il est également révélé que les sociétés de capital-investissement détiennent une part croissante des hospices aux États-Unis. Ces établissements, souvent les plus rentables, dépenseraient moins pour les soins aux patients et privilégieraient le transfert des soins vers des établissements de soins infirmiers lorsque cela est possible, afin de réduire leurs dépenses.
En matière d’annonces et de mises en œuvre, une enquête de Black Book Research indique que les difficultés de trésorerie des systèmes de santé, exacerbées par des fermetures gouvernementales, entraînent des interruptions de projets et un report vers des initiatives générant rapidement des revenus. Une étude récente suggère par ailleurs que la thérapie asynchrone contre la dépression par SMS serait aussi efficace que les séances vidéo en temps réel, bien que sa couverture par les assureurs reste limitée. OpenAI prévoit de lancer un assistant de recherche IA avancé d’ici septembre 2026 et un chercheur scientifique autonome d’ici 2028, anticipant l’atteinte de la superintelligence, où les systèmes dépasseront l’intelligence humaine, au cours de la prochaine décennie.
Concernant la confidentialité et la sécurité, le système de santé Yale New Haven a accepté de payer 18 millions de dollars pour régler un recours collectif lié à une cyberattaque survenue en mars 2025, qui avait affecté 5,5 millions de patients. Le système n’a pas confirmé si l’attaque impliquait un rançongiciel.
Enfin, dans une affaire plus personnelle, Scott Adams, le créateur de la bande dessinée Dilbert, a fait appel au président Trump pour l’aider dans ses démarches afin d’obtenir un traitement de chimiothérapie pour son cancer de la prostate. Le coût d’un traitement par Pluvicto avoisinerait les 300 000 $, bien que les études divergent quant à son impact réel sur la longévité.
Parmi les mises à jour des sponsors, Black Book Research a publié de nouveaux rapports sur l’état des informations des laboratoires de santé en Europe et en Amérique du Nord. Netsmart a intégré le logiciel de paiement de Rectangle Health à sa suite TheraOffice. Agfa HealthCare sera présent au RSNA 2025 à Chicago du 30 novembre au 4 décembre. Nordic a lancé un nouveau podcast intitulé « Designing for Health ». Nym a publié une étude de cas sur le codage autonome du système Genesis HealthCare. Inovalon mettra en avant ses capacités étendues lors de son sommet annuel Empower Healthcare à Washington, D.C., du 2 au 4 novembre. WellSky exposera à la conférence d’automne de l’America’s Physician Group à National Harbor, MD, du 5 au 7 novembre.