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Mois Norinha montre : C’est ainsi que vit un jeune père en Suisse

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Publié le 21 février 2026. À l’heure où la natalité suisse est en baisse et où l’âge des parents à la naissance ne cesse d’augmenter, Mois Norinha, 23 ans, brise les codes en partageant son quotidien de jeune père de deux enfants sur les réseaux sociaux.

  • Mois Norinha est un jeune père suisse de 23 ans, marié et père de deux enfants.
  • Il témoigne sur Instagram des joies et des défis de la paternité précoce.
  • Son choix de devenir père jeune est lié à son désir d’avoir l’énergie nécessaire pour concilier vie familiale et professionnelle.

En Suisse, la tendance est à la parentalité tardive. Les femmes et les hommes reportent de plus en plus l’arrivée de leurs enfants, avec un âge moyen à la naissance qui dépasse souvent la trentaine. Dans ce contexte, le témoignage de Mois Norinha, originaire du canton de Soleure et d’origine portugaise, est singulier. Il a choisi de devenir père très jeune et partage son expérience sur Instagram sous le pseudonyme papimois_.

« J’ai remarqué qu’il y a beaucoup de jeunes mères qui partagent leur vie en ligne, mais très peu de pères. Je voulais changer ça », explique-t-il. Mois a toujours eu une vision claire de son avenir : devenir père tôt, s’inspirant de l’expérience de sa propre mère, qui l’a eu à 36 ans. « J’ai toujours pensé qu’il valait mieux avoir de l’énergie dans la vingtaine pour gérer les enfants, le travail et la vie en général. »

Marié à 20 ans, premier enfant à 21 ans

Mois a rencontré sa femme à l’âge de 19 ans, lors d’un office religieux. Un an plus tard, ils se sont mariés. Leur première fille est née lorsqu’il avait 21 ans. Ce choix de devenir parents si jeunes n’a pas été sans susciter des réactions. « Quand on a des enfants très jeunes, les gens se permettent souvent de juger. Certains m’ont dit en face que je gâchais ma vie. C’était assez fou », se souvient-il. Au début, ces critiques le dérangeaient, mais il a appris à les relativiser. « Aujourd’hui, quand je vois mes amis partir en voyage ou suivre des formations, je ne ressens pas de regret. Je pourrai faire tout ça quand les enfants seront plus grands. »

La famille Norinha fonctionne selon un modèle traditionnel : Mois travaille à plein temps dans le secteur des énergies solaires, tandis que sa femme s’occupe des enfants à la maison. Ils apprécient tous les deux que leurs enfants ne soient pas confiés à une garderie, mais le coût a également joué un rôle dans leur décision. « Nous avons fait le calcul et une garderie nous coûterait plus cher, même si ma femme travaillait », explique-t-il.

« Ma femme et moi, on forme une équipe »

Sur Instagram, Mois partage des moments de son quotidien de père sous le hashtag #papimois_. Ses vidéos montrant comment il gère les tâches ménagères après une journée de travail suscitent souvent des réactions. « Les critiques viennent souvent des hommes, qui considèrent souvent que c’est le rôle de la femme, puisqu’elle est de toute façon à la maison. »

Il estime que ces hommes sous-estiment l’intensité de la vie quotidienne avec deux jeunes enfants. « On dit qu’il faut tout un village pour élever un enfant. Et c’était le cas autrefois : la grand-mère, la tante, les amis étaient présents. Ce n’est plus le cas chez nous. Nos deux parents travaillent encore. Une garderie n’est pas financièrement viable. Nous ne sommes que deux. »

C’est pourquoi il a naturellement pris en charge une partie de ces tâches. « En soulageant ma femme, je lui montre mon amour. Nous sommes une équipe. » Il insiste toutefois sur le fait que « chaque couple doit décider par lui-même de la répartition des rôles qui lui convient le mieux. »

Les défis d’un jeune père

Mois doit également faire face à des défis, comme il le confie. « Quand je suis au travail, mes enfants me manquent. Parfois, j’aimerais être plus présent et ne pas être absent toute la journée. » Il peut également se sentir seul face à d’autres jeunes parents. « Bien sûr, ce serait parfois agréable de pouvoir parler à quelqu’un du même âge des soucis quotidiens. Tous les autres pères que je connais ont la trentaine. Mais être père m’a aussi rendu plus mature. » Un de ses amis, également père, a 42 ans, mais l’écart d’âge n’a jamais posé de problème.

À quel âge souhaiteriez-vous idéalement devenir père ou mère ?

Cet article a été rédigé par Anja Zingg (anz), qui travaille chez 20 Minuten depuis 2020 et dirige le département Société & Communauté depuis juin 2023.

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