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Municipales à Brest : Stéphane Roudaut détaille son arsenal sur la sécurité

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Publié le 2024-05-15 10:00:00. Stéphane Roudaut, candidat à la mairie de Brest, dévoile un ambitieux plan de sécurité visant à doter la ville d’une police municipale renforcée, d’un réseau de vidéoprotection étendu et de dispositifs de prévention accrue.

  • Création d’une police municipale de 150 agents armés, opérationnelle 24h/24 et 7j/7.
  • Mise en place d’une police intercommunale des transports à l’échelle de Brest Métropole.
  • Déploiement d’un réseau de vidéoprotection de 300 points (1 000 caméras) relié à un centre de supervision urbain.
  • Conventionnement avec les bailleurs sociaux pour autoriser l’accès des policiers municipaux aux parties communes des immeubles.
  • Doublement du nombre de médiateurs pour renforcer la prévention en quartier prioritaire.
  • Investissement annuel de 6 millions d’euros en fin de mandat pour la sécurité.

Face à une situation où Brest est présentée comme la seule commune de plus de 100 000 habitants dépourvue de police municipale, Stéphane Roudaut entend combler ce vide. Son projet prévoit la constitution d’une force de police locale atteignant 150 agents à la fin de son mandat, soit un policier pour 1 000 habitants. Cette nouvelle entité, qui intégrera les agents de surveillance de la voie publique et de la voirie, sera armée, disposera d’un commissariat central et assurera une présence continue, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Une partie de ces effectifs, soit 25 agents, sera dédiée à une brigade intercommunale des transports. Ce volet nécessitera une concertation avec les autres communes de Brest Métropole, le financement étant à la charge de la métropole, avec un coût de fonctionnement estimé à 1,5 million d’euros annuel à terme. Ce déploiement se fera progressivement sur trois ans.

En parallèle, un dispositif de vidéoprotection sera mis en place. 300 points stratégiques, équipés de mille caméras, seront connectés à un centre de supervision urbain actif en permanence. Ce centre permettra un suivi en temps réel des événements et la transmission d’informations aux forces de l’ordre sur le terrain ou à la Police nationale. L’emplacement des caméras sera déterminé suite à un audit ciblant les zones où la délinquance est constatée, avec pour objectif de sécuriser les lieux de vie, y compris les établissements tels que bars, restaurants et discothèques.

Le programme « Une nouvelle histoire pour Brest » envisage également une collaboration accrue avec les bailleurs sociaux, la métropole et l’État. L’objectif est de signer des conventions permettant aux policiers municipaux d’accéder aux parties communes des immeubles, afin de répondre aux problématiques de rassemblements intempestifs et de soutien aux personnes en situation d’isolement social. La vidéoprotection pourra être étendue dans les zones concernées par des faits récurrents.

Sur le plan de la prévention, le nombre de médiateurs, actuellement de 25, sera doublé. Leur présence sera réorientée vers les quartiers prioritaires, avec une mission de repérage des jeunes en difficulté. Un dispositif spécifique, placé sous l’autorité du procureur, sera mis en œuvre pour adresser des rappels à l’ordre par un élu municipal pour des faits mineurs ne justifiant pas une procédure judiciaire.

Concernant le financement, la liste souhaite réinvestir les anciens commissariats et locaux de la voirie, ainsi que les équipements cédés par l’État. L’équipe s’appuiera sur les soutiens de l’État, du département et de la région. Le coût annuel par agent est estimé à 50 000 euros. L’ajout d’un million d’euros par an au budget de la ville, soit 0,6 % du budget municipal, est prévu pour les charges de personnel dédiées à la sécurité. Au terme du mandat, avec l’effectif visé, le budget annuel consacré à la sécurité atteindra 6 millions d’euros, une somme jugée « soutenable et absorbable » par la ville.

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