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Niraparib Combo stimule la rPFS dans le CSPC métastatique modifié par HRR

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Publié le 12 octobre 2025. L’association de niraparib avec un traitement standard prolonge significativement la survie sans progression chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate métastatique présentant des altérations génétiques spécifiques. Ces résultats, issus de l’essai AMPLITUDE, ouvrent la voie à une approche thérapeutique plus ciblée.

  • La combinaison niraparib, acétate d’abiratérone et prednisone a montré une amélioration notable de la survie sans progression radiographique (rPFS).
  • Les bénéfices sont particulièrement marqués chez les patients porteurs de mutations BRCA1/2 ou d’autres altérations de la réparation par recombinaison homologue (HRR).
  • L’étude souligne l’importance des tests génomiques précoces pour identifier les patients les plus susceptibles de bénéficier de ce traitement.

Les résultats de l’essai de phase 3 AMPLITUDE, publiés dans la revue *Nature Medicine*, révèlent qu’une association combinant le niraparib (Zejula) à l’acétate d’abiratérone (Zytiga) et à la prednisone a permis de prolonger de manière significative la survie sans progression radiographique (rPFS) chez les patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique sensible à la castration (mCSPC). Cette amélioration est observée par rapport à l’administration de l’acétate d’abiratérone et de la prednisone seuls (AAP), le traitement standard, chez les patients présentant des mutations BRCA1/2 ou d’autres altérations de la réparation par recombinaison homologue (HRR).

Dans le sous-groupe de patients dont la tumeur présentait des mutations BRCA (387 participants), la médiane de la rPFS sous niraparib était non évaluable (NE), indiquant une durée de contrôle de la maladie prolongée, contre 26,0 mois dans le groupe placebo. Pour le groupe plus large de patients présentant des altérations HRR (456 participants), la médiane de la rPFS était également non évaluable sous niraparib, contre 27,6 mois sous placebo. L’analyse de la population en intention de traiter (ITT), incluant 696 patients, a confirmé ces bénéfices, avec une rPFS médiane non évaluable sous niraparib contre 29,5 mois sous placebo.

L’étude a également mis en évidence une amélioration du délai avant l’apparition de symptômes et une tendance à la diminution du risque de décès dans le sous-groupe BRCA et la population ITT avec l’ajout du niraparib. De plus, le délai avant l’initiation d’un traitement ultérieur a été significativement rallongé dans tous les groupes traités par niraparib.

« Ces résultats sont frappants car ils soutiennent les tests génomiques généralisés au moment du diagnostic avec l’utilisation d’un traitement ciblé pour les patients qui en tireront le plus grand bénéfice. »

Gerhardt Attard, MD, PhD, FRCP, auteur principal de l’étude et professeur d’oncologie à l’University College London Cancer Institute.

Le professeur Attard a souligné que si les traitements actuels sont efficaces pour la majorité des patients, une proportion significative retire des bénéfices limités. Les cancers de la prostate présentant des altérations des gènes HRR constituent un groupe de patients dont la maladie a tendance à récidiver rapidement et à évoluer de manière agressive. « En combinant avec le niraparib, nous pouvons retarder la réapparition du cancer et, espérons-le, prolonger de manière significative l’espérance de vie », a-t-il précisé.

L’essai AMPLITUDE a inclus 696 patients randomisés pour recevoir soit du niraparib (200 mg) soit un placebo, en association avec l’acétate d’abiratérone (1 000 mg) et la prednisone (5 mg) une fois par jour. Les patients ont été stratifiés selon leur statut génétique HRR, l’usage antérieur de docétaxel et le volume des métastases.

Les effets indésirables (EI) ont été plus fréquents dans le groupe niraparib (99,7 % de tous grades) par rapport au groupe placebo (98,0 %), avec une proportion plus élevée de toxicités de grade 3/4 (75,2 % contre 58,9 %). Les EI graves ont touché 39,2 % des patients sous niraparib contre 27,6 % sous placebo, et 14,7 % ont interrompu le traitement en raison d’EI, contre 10,3 % dans le groupe placebo. Parmi les toxicités les plus communes, on retrouve l’anémie, l’hypertension, la constipation, les nausées et la fatigue.

Le professeur Attard recommande aux médecins de discuter des risques liés aux effets secondaires potentiels par rapport aux avantages démontrés du niraparib, tels que le retard de croissance tumorale et l’amélioration des symptômes, pour les cancers présentant des mutations dans les gènes HRR éligibles.

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