Home Santé On parle beaucoup de la comète 3I/ATLAS appelée « technologie extraterrestre ». Est-elle vraiment dangereuse pour la Terre ? C’est ce que BRIN a dit

On parle beaucoup de la comète 3I/ATLAS appelée « technologie extraterrestre ». Est-elle vraiment dangereuse pour la Terre ? C’est ce que BRIN a dit

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Publié le 31 octobre 2025. Une comète géante, baptisée 3I/ATLAS et originaire de l’espace interstellaire, suscite l’émoi sur les réseaux sociaux, alimentant des spéculations sur sa nature. Les experts se veulent rassurants : ce visiteur cosmique ne représente aucun danger pour la Terre.

  • La comète 3I/ATLAS est un corps céleste inter­stellaire, dont l’orbite ne l’amènera qu’une seule fois dans notre système solaire.
  • Son nom combine une désignation astronomique (3I) et celui du télescope qui l’a identifiée (ATLAS).
  • Malgré sa taille imposante et sa vitesse élevée, elle ne présente pas de menace pour notre planète.

La toile s’enflamme ! Ces derniers jours, les fils d’actualité TikTok se sont retrouvés inondés de publications autour de l’apparition de la comète 3I/ATLAS. Des photos et vidéos de cet objet céleste venu de bien au-delà de notre système solaire y circulent à grande vitesse, provoquant autant d’émerveillement que d’inquiétude chez les internautes. Certains, comme le responsable du compte TikTok @infotan************, ont même évoqué un « scénario de défense planétaire » et une possible « technologie extraterrestre » dès le mardi 28 octobre 2025.

Mais qu’est-ce que la comète 3I/ATLAS exactement ? Et faut-il s’alarmer de sa présence ? Les astronomes apportent des éclaircissements.

Selon le Dr Thomas Djamaluddin, chercheur principal au Centre de recherche spatiale de l’Agence nationale de recherche et d’innovation (BRIN), la comète 3I/ATLAS est bien un corps céleste originaire de l’extérieur de notre système solaire. Sa particularité réside dans son orbite : elle est dite hyperbolique, à la différence de la plupart des comètes connues qui décrivent des ellipses autour du Soleil.

« Le code ‘3’ désigne le troisième objet découvert, la lettre ‘I’ signifie interstellaire, c’est-à-dire entre les étoiles »,

Dr Thomas Djamaluddin, chercheur principal au Centre de recherche spatiale BRIN

Le nom ATLAS, quant à lui, rend hommage au télescope qui a permis sa première détection. La comète est dotée d’une chevelure (ou coma) d’environ 25 000 kilomètres de diamètre – soit près du double de la Terre – composée de poussière et de gaz, tandis que son noyau est constitué de glace solide et mesure quelques dizaines de kilomètres.

Le Dr Djamaluddin précise que cette comète proviendrait d’un autre système planétaire, niché au sein d’une autre étoile de la Voie lactée. Ce système serait âgé d’au moins 7 milliards d’années, le rendant potentiellement plus ancien que notre propre système solaire, qui avoisine les 4,5 milliards d’années.

Malgré ses dimensions impressionnantes, le scientifique se veut formel : la comète 3I/ATLAS ne présente aucun danger. « Ce n’est pas dangereux pour la Terre ni pour les autres planètes du système solaire », assure-t-il.

À la différence des comètes classiques, dont le passage est régulier autour du Soleil, les objets interstellaires comme la 3I/ATLAS ne font qu’une brève apparition dans notre voisinage cosmique avant de reprendre leur route vers les profondeurs de l’espace. La 3I/ATLAS se déplace à une vitesse vertigineuse d’environ 215 000 kilomètres par heure, se classant parmi les plus rapides jamais observées.

Si la théorie la rend observable depuis la Terre, sa trajectoire entre octobre et novembre 2025 la placera toutefois trop près du Soleil pour être facilement visible par les astronomes amateurs et le grand public.

Pour en savoir plus sur l’observation des comètes :

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