Publié le 4 oct. 2025 à 18h32. Le marché immobilier en Ariège montre des signes encourageants de reprise après une période de repli. Entre juin 2024 et juillet 2025, le nombre de transactions a connu une légère baisse, mais le prix médian des biens anciens amorce une remontée, confirmant une stabilisation bienvenue dans le département.
- Le département a enregistré 2 700 transactions immobilières entre juillet 2024 et juin 2025, soit un recul de 3,2 % par rapport à l’année précédente (2 790 transactions).
- Les maisons anciennes, cœur du marché, voient leurs ventes progresser de 1,5 %, inversant la tendance baissière des années 2023 et 2024.
- Le prix médian des biens immobiliers dans l’Ariège a légèrement augmenté de 2 %, atteignant 130 000 €.
Après les baisses significatives observées en 2023 et 2024, le volume de transactions se rapproche des niveaux d’avant la crise sanitaire. Cette stabilisation est particulièrement notable pour les maisons anciennes, qui avaient subi un important recul lors des deux années précédentes.
La Basse Ariège, moteur du marché portée par Pamiers
La Basse Ariège confirme son dynamisme, soutenue par l’attractivité de Pamiers et de son bassin d’emplois. Dans cette zone, le prix médian des maisons a progressé de 3,3 %, s’établissant à 155 000 €, dépassant ainsi la moyenne départementale. Ce secteur avait déjà démontré sa résilience en 2024, s’affirmant comme un territoire clé pour l’investissement immobilier.
En contraste, le Pays d’Olmes enregistre une baisse de 4 %, avec un prix médian de 89 200 €, illustrant les disparités territoriales au sein du département.
La Haute Ariège profite de son attrait touristique
La Haute Ariège se positionne également comme un pôle dynamique, notamment grâce à son attrait touristique et à la présence de stations de ski. Les prix médians des appartements y ont connu une augmentation significative de 13 % en un an.
« Le marché des appartements en Ariège est assez restreint, représentant moins de 400 transactions par an. Il se concentre sur les plus grandes villes du département et dans les stations de ski. »
Mai Piscines, Déléguée en charge de l’immobilier pour l’Ariège
Avec 380 ventes recensées (contre 390 l’année précédente), ce segment de marché, bien que de taille modeste, se montre stable avec un repli limité à 1,6 %. Les appartements de type T2 et T3 représentent une large majorité des transactions (66 %), reflétant l’intérêt des acquéreurs pour des surfaces plus petites dans les zones touristiques.
Le Couserans en repli, Varilhes et Mazères en correction
Le Couserans affiche une baisse plus marquée de 7,8 %, avec un prix médian de 1 140 €/m². Certaines communes connaissent également des ajustements de prix, semblant corriger des hausses importantes enregistrées précédemment.
À Varilhes, les prix ont reculé de 6,7 % après une forte hausse de 16,9 % l’année dernière. À Mazères, la baisse de 17 % fait suite à cinq années consécutives d’augmentation.
« À Varilhes, la baisse de prix de 6,7 % observée cette année fait suite à la forte hausse de 16,9 % enregistrée l’an dernier. À Mazères, la baisse de 17,1 % fait suite à 5 années de hausse consécutives, dont +13 % en 2023 et +8,6 % en 2024. »
Mai Piscines, Déléguée en charge de l’immobilier pour l’Ariège
Terrains à bâtir en difficulté, retour des trentenaires
Le marché des terrains à bâtir est le seul à connaître une crise marquée, avec seulement 160 ventes en un an, soit une chute de 40 %. Bien que les prix médians (38 300 €, +3,5 %) semblent avoir trouvé un point bas, ce segment, traditionnellement prisé par les primo-accédants, s’effondre.
Une tendance encourageante se dessine cependant avec le retour des acquéreurs âgés de 30 à 39 ans sur le marché, profitant d’un accès au crédit amélioré. Jusqu’à présent, les plus de 60 ans représentaient la catégorie d’acheteurs la plus importante (25 % des acquisitions).
« La tendance à l’acquisition de parcelles plus réduites semble se confirmer. Auparavant, nous étions davantage sur des surfaces de prédilection de 1 500 m² et plus. Les modifications de la réglementation d’urbanisme et le durcissement de l’obtention des prêts bancaires expliquent certainement ces migrations. »
Mai Piscines, Déléguée en charge de l’immobilier pour l’Ariège
En somme, le marché immobilier ariégeois semble retrouver un équilibre, avec des dynamiques contrastées selon les secteurs. La Basse Ariège et la Haute Ariège s’affirment comme les zones les plus attractives pour l’investissement, tandis que le Couserans et certaines communes connaissent des ajustements.