Publié le 23 février 2026. Des scientifiques américains lancent une étude inédite pour cartographier les flatulences humaines grâce à un sous-vêtement connecté, et recherchent des volontaires aux habitudes intestinales variées.
L’université du Maryland a mis au point un prototype de « sous-vêtement intelligent » capable de mesurer la production de gaz intestinaux, notamment l’hydrogène. L’objectif de cette innovation est de mieux comprendre les mécanismes de la digestion et du microbiote intestinal, et d’améliorer la prise en charge des troubles liés aux gaz.
Une étude préliminaire menée en 2025 a révélé que les adultes en bonne santé produisent en moyenne 32 flatulences par jour (soit environ le double des estimations antérieures), avec des variations individuelles importantes allant de 4 à 59 événements quotidiens. Selon le professeur adjoint Brantley Hall, du département de biologie cellulaire et de génétique moléculaire de l’université du Maryland, « nous ne savons pas réellement à quoi ressemble une production normale de flatulences. Sans cette base de référence, il est difficile de savoir quand la production de gaz d’une personne est vraiment excessive. »
Ce dispositif, qui se fixe discrètement sur les sous-vêtements, utilise des capteurs électrochimiques pour suivre la production de gaz intestinal en continu. Le professeur Hall le compare à un lecteur de glycémie continu, mais pour les gaz intestinaux.
L’équipe du professeur Hall cherche désormais à constituer un « Atlas des flatulences humaines » (Human Flatus Atlas) en collectant des données auprès d’un large panel de volontaires. Ils recherchent particulièrement des personnes suivant un régime riche en fibres mais émettant peu de gaz, des personnes ayant tendance à beaucoup péter, ainsi que des individus présentant des habitudes intermédiaires. Les données recueillies permettront de corréler les modèles de flatulences avec le régime alimentaire et la composition du microbiote intestinal.
Pour en savoir plus sur le projet et les modalités de participation, vous pouvez consulter le site de l’université du Maryland.
Selon une publication sur Facebook, l’équipe de Brantley Hall prévoit de cartographier les habitudes de flatulence à travers les États-Unis.
Les travaux s’inscrivent dans une démarche visant à mieux comprendre le rôle du microbiote intestinal dans la santé humaine, comme le souligne Sciences et Avenir, qui rappelle que les bactéries du microbiote peuvent produire des hormones sexuelles sous l’effet des flatulences.