Publié le 16 février 2026 09:16:00. Des automobilistes se voient infliger des amendes de stationnement (100 £) alors qu’ils rechargent leurs véhicules électriques ou font une simple pause café, en raison d’une signalisation jugée confuse et de pratiques commerciales douteuses de la part d’opérateurs de parkings privés.
- Un automobiliste s’est vu réclamer 100 £ après avoir rechargé sa voiture électrique dans le parking d’un magasin B&Q, malgré l’absence de signalisation claire concernant les restrictions horaires.
- Un autre automobiliste a reçu une amende pour s’être arrêté pour boire un café, l’opérateur de parking lui demandant de prouver l’existence d’une signalisation adéquate.
- Dans les deux cas, les opérateurs de parking ont initialement refusé d’annuler les amendes, avant de finalement céder face à la pression.
La multiplication de ces incidents met en lumière les difficultés rencontrées par les conducteurs face aux politiques de stationnement complexes et parfois opaques des parkings privés, en particulier dans le contexte de la transition vers la mobilité électrique.
DT, un habitant de Redhill dans le Surrey, a raconté son expérience frustrante : il avait rechargé sa voiture électrique dans une borne de recharge Mer, située sur le parking d’un magasin B&Q. Quelques jours plus tard, il a reçu une amende de 100 £ de la part d’Ocean Parking, l’opérateur du parking, lui reprochant de s’être garé sur le site entre 21 heures et 6 heures du matin. L’automobiliste souligne qu’aucune indication concernant ces restrictions horaires ne figurait sur la borne de recharge elle-même.
Malgré ses contestations, Ocean Parking a rejeté sa demande de remboursement, se contentant de présenter ses excuses pour le « désagrément ». Mer, de son côté, a reconnu que la promotion de la borne de recharge comme étant disponible 24 heures sur 24 sur son site internet avait pu créer de la confusion, et a modifié son site web en conséquence. Cependant, l’entreprise a initialement maintenu que la signalisation sur la borne était suffisante.
Ocean Parking a finalement fait marche arrière après avoir été interpellée, annulant toutes les amendes en suspens pour cet emplacement spécifique et proposant des remboursements aux automobilistes concernés. Dans un communiqué, l’entreprise a justifié sa décision en reconnaissant que la signalisation dans la zone de recharge immédiate ne répondait qu’à un niveau minimal, tout en affirmant qu’elle s’efforce généralement de dépasser ces normes.
Un cas similaire a été rapporté dans le Leicestershire, où CH s’est vu infliger une amende de 100 £ par Euro Parking Services (EPS) pour s’être arrêté sur une route d’un parc d’activités pour boire une tasse de café. L’amende lui reprochait de s’être garé sur des « doubles lignes jaunes/baie hachurée » dans une « zone réglementée ». Après avoir contesté l’amende, CH a été sommé de prouver que les restrictions de stationnement n’étaient pas clairement indiquées. Il est alors retourné sur place pour prendre des photos.
EPS a réagi en lui infligeant une deuxième amende de 100 £, en se basant sur des images de vidéosurveillance montrant CH en train de lire un petit panneau, monté à plus de trois mètres de hauteur et dont les caractères étaient illisibles. Les photos prouvaient également qu’il n’y avait aucune ligne jaune ni hachure au sol.
EPS, membre de l’International Parking Community (IPC), une organisation professionnelle, est censée respecter un code de bonnes pratiques qui exige une signalisation visible et lisible, ainsi qu’un délai de grâce de cinq minutes pour permettre aux conducteurs de vérifier les restrictions de stationnement. Or, le panneau en question était manifestement inadapté.
EPS a finalement annulé la deuxième amende après avoir été interpellée, mais a refusé d’annuler la première, arguant que sa politique ne consiste pas à pénaliser les automobilistes qui tentent de photographier les panneaux pour contester une amende. L’entreprise a déclaré qu’elle examinait la signalisation sur le site pour s’assurer de sa clarté et de sa lisibilité.
CH peut faire appel à l’IPC, mais risquerait de perdre un escompte de 40 £ s’il perdait son recours.
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