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Près de 40 % des cancers sont évitables, selon une étude mondiale de l’OMS – Noticias R7

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Publié le 2024-02-29. Une analyse mondiale révèle que près de 40 % des cancers sont liés à des facteurs de risque évitables, soulignant l’importance cruciale de la prévention pour réduire l’incidence de la maladie.

  • Environ 37 % des nouveaux cas de cancer enregistrés en 2022 étaient liés à des facteurs évitables.
  • Le tabac, les infections, l’alcool, le surpoids et la pollution atmosphérique figurent parmi les principaux facteurs de risque.
  • Les cancers du poumon, de l’estomac et du col de l’utérus sont particulièrement sensibles à la prévention.

Le cancer est souvent perçu comme une fatalité, liée à l’hérédité ou au simple vieillissement. Pourtant, une étude internationale récente, menée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avec le soutien du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), confirme une tendance scientifique de plus en plus marquée : une part significative de la maladie est attribuable à des expositions auxquelles il est possible de remédier.

Selon cette enquête, environ 37 % des nouveaux cas de cancer diagnostiqués dans le monde en 2022 étaient directement liés à des facteurs de risque évitables. Cela représente des millions de diagnostics qui auraient pu être évités si des mesures de prévention efficaces étaient largement mises en œuvre.

Le rôle déterminant des habitudes de vie et de l’environnement

L’analyse a compilé des données provenant de 185 pays, portant sur 36 types de cancer différents et une vaste gamme de facteurs de risque modifiables. L’objectif était d’évaluer dans quelle mesure la charge mondiale de morbidité peut être attribuée à des comportements, à des expositions environnementales et à des problèmes de santé susceptibles d’être modifiés.

Parmi les facteurs ayant le plus grand impact, on retrouve en tête de liste la consommation de produits du tabac, toujours responsable du plus grand nombre de cas. Viennent ensuite les infections associées au développement du cancer, la consommation de boissons alcoolisées, l’excès de poids, le manque d’activité physique, la pollution atmosphérique et l’exposition excessive au soleil et aux rayons ultraviolets.

Un aspect important de cette analyse est l’inclusion systématique des infections oncogènes, ce qui permet de mieux comprendre le rôle des virus et des bactéries dans l’apparition de certains types de tumeurs.

Les cancers les plus sensibles à la prévention

Bien que le cancer englobe une multitude de maladies, certains types sont plus fortement associés à des facteurs de risque évitables que d’autres. Les tumeurs du poumon, de l’estomac et du col de l’utérus sont particulièrement concernées, représentant une part importante des diagnostics considérés comme potentiellement évitables, tant chez les hommes que chez les femmes.

Ces cancers partagent un point commun : ils sont fortement liés à des expositions connues, telles que le tabagisme, les infections persistantes et les conditions environnementales défavorables, ce qui ouvre la voie à des interventions préventives avant même l’apparition de la maladie.

Des disparités entre sexes et régions du monde

L’étude révèle également que la proportion de cancers attribuables à des facteurs évitables est plus élevée chez les hommes, principalement en raison d’une plus grande exposition au tabac et à l’alcool. Chez les femmes, les infections apparaissent comme le principal facteur de risque évitable, suivies du tabagisme et du surpoids.

Les variations régionales sont également frappantes et reflètent les inégalités mondiales en matière de santé. Dans certaines régions, la proportion de cancers évitables est significativement plus élevée, en raison de différences d’accès à la prévention, de politiques de santé publique, de conditions environnementales et de niveaux de développement socio-économique.

La prévention, un pilier de la lutte contre le cancer

Ces résultats confirment que la lutte contre le cancer ne repose pas uniquement sur le développement de nouveaux traitements, mais également sur des actions de prévention cohérentes et à grande échelle. Réduire le tabagisme, étendre la vaccination contre les infections liées au cancer, promouvoir des modes de vie sains et améliorer la qualité de l’environnement sont autant de stratégies qui peuvent avoir un impact direct sur l’incidence de la maladie.

À l’échelle mondiale, ces données soulignent que la prévention du cancer est l’un des moyens les plus efficaces de sauver des vies, de réduire les coûts des soins de santé et de minimiser l’impact social de la maladie avant même qu’elle ne se manifeste.

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