Home Économie Prêts BofA garantis à First Brands en faillite ; Morgan Stanley est sans risque — TradingView News

Prêts BofA garantis à First Brands en faillite ; Morgan Stanley est sans risque — TradingView News

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Publié le 2025-10-15 16:06:00. Les faillites récentes de First Brands et Tricolor secouent le marché du crédit de Wall Street, mais les grandes banques se veulent rassurantes quant à leur exposition limitée.

  • Bank of America confirme avoir des garanties solides sur son prêt syndiqué à First Brands et n’a aucune exposition à Tricolor.
  • Morgan Stanley affirme ne pas être exposé aux récents défauts de paiement et se concentre sur d’autres segments du marché.
  • Des dirigeants bancaires soulignent la solidité générale des bilans, tout en reconnaissant l’existence de « poches de tension idiosyncratiques ».

Les récentes déclarations de responsables de Bank of America et Morgan Stanley visent à apaiser les craintes d’un effet domino sur le marché du crédit, évalué à plusieurs milliards de dollars, qui inclut les prêts à effet de levier, les obligations adossées à des prêts (CLO), les fonds de financement du commerce et les prêts automobiles subprime. Ces inquiétudes ont émergé suite aux dépôts de bilan de First Brands et Tricolor le mois dernier. Ces événements soulèvent des questions sur l’exposition des gestionnaires de fonds qui collectent des capitaux auprès d’investisseurs pour les prêter à des entreprises.

Alastair Borthwick, directeur financier de Bank of America, a précisé lors d’une conférence téléphonique :

« Nous participons au prêt syndiqué pour l’accord avec First Brands. Il s’agit d’un prêt adossé à des actifs. Ainsi, lorsque nous pensons à une gestion prudente des risques, nous pensons à l’emprunteur, nous pensons à la garantie, et ici, nous sommes assurés. »

Alastair Borthwick, directeur financier, Bank of America

La banque a par ailleurs réaffirmé n’avoir aucune exposition à Tricolor.

De son côté, Sharon Yeshaya, directrice financière de Morgan Stanley, a indiqué à Reuters que la banque n’était pas concernée par ces faillites et ne se focalisait pas sur le crédit à la consommation. Elle a ajouté :

« Nous ne voyons aucun signe de fissure sur le marché du crédit, et cela tient en grande partie au fait que nous pensons que les bilans sont solides. »

Sharon Yeshaya, directrice financière, Morgan Stanley

Elle a toutefois nuancé ses propos en rappelant qu’il existait toujours des risques spécifiques au crédit.

Ces discussions interviennent alors que la saison des résultats du troisième trimestre bat son plein à Wall Street. Des personnalités comme Martin Small, directeur financier de BlackRock, et Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase, ont abordé le sujet. JPMorgan Chase a d’ailleurs indiqué avoir renforcé ses contrôles après avoir découvert des expositions passées. Wells Fargo et BlackRock ont également affirmé la solidité de leur activité de crédit d’investissement, malgré les appréhensions des investisseurs quant à un ralentissement généralisé de l’économie.

Martin Small a qualifié les incidents récents de :

« [Cas] ressemblant davantage à des poches de tension idiosyncratiques… ils ne semblent pas être des tensions généralisées dans le financement basé sur les actifs ou le crédit à la consommation. »

Martin Small, directeur financier, BlackRock

Malgré ces assurances, des craintes persistent quant à un possible déclenchement de nouvelles tensions en cas de ralentissement du marché du crédit. Jamie Dimon a illustré cette inquiétude lors d’une conférence téléphonique :

« Quand vous voyez un cafard, il y en a probablement plus, et donc tout le monde devrait être prévenu. »

Jamie Dimon, PDG, JPMorgan Chase

JPMorgan Chase a notamment passé une charge de 170 millions de dollars au troisième trimestre en lien avec la faillite de Tricolor.

D’autres institutions ont également communiqué sur leurs expositions. Fin septembre, Jefferies a révélé qu’un fonds de sa division de gestion d’actifs, Leucadia Asset Management, détenait environ 715 millions de dollars de créances liées à First Brands, tout en précisant que toute perte serait aisément absorbable. De son côté, UBS enquête sur l’impact de la faillite de First Brands sur plusieurs de ses fonds d’investissement, l’exposition totale de la banque suisse étant estimée à plus de 500 millions de dollars.

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