Publié le 2024-02-29 10:00:00. La maladie de Parkinson, souvent associée à des tremblements, peut se manifester bien avant les symptômes moteurs par un signe précoce souvent négligé : la dépression. Une détection précoce est cruciale pour améliorer la qualité de vie et ralentir la progression de la maladie.
- Près de 40 % des personnes atteintes de la maladie de Parkinson présentent également des symptômes dépressifs.
- La dépression peut survenir plusieurs années avant l’apparition des signes moteurs classiques de la maladie.
- Il n’existe pas de test unique pour diagnostiquer la maladie de Parkinson, le diagnostic reposant sur un examen clinique approfondi.
La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative progressive qui affecte principalement le système nerveux central, entraînant des troubles du mouvement. Si les tremblements, la rigidité et la lenteur des mouvements sont des symptômes bien connus, les spécialistes soulignent que ces manifestations apparaissent généralement à un stade avancé de la maladie. Le corps peut en réalité signaler la présence du trouble bien plus tôt, par des signaux subtils souvent ignorés ou attribués à d’autres causes.
Selon la Société espagnole de neurologie, une proportion significative – environ 40 % – des patients atteints de la maladie de Parkinson souffrent également de dépression. Le neurologue Diego Santos García du Complexe Hospitalier Universitaire de La Corogne explique que cette dépression peut même agir comme un symptôme précurseur.
« Dans certains cas, la dépression se manifeste plusieurs années avant l’apparition des signes moteurs et fait partie des premières expressions de la maladie. »
Diego Santos García, neurologue au Complexe Hospitalier Universitaire de La Corogne
Bien que la dépression ne précède pas systématiquement le développement de la maladie de Parkinson, elle peut être considérée comme une manifestation préclinique, c’est-à-dire un symptôme présent avant le diagnostic formel. Elle est parfois associée à une apathie, un manque d’intérêt général et un risque accru de déclin cognitif. Il est donc essentiel, selon le spécialiste, de distinguer l’apathie des symptômes affectifs de la dépression afin d’adapter au mieux le traitement.
Le diagnostic de la maladie de Parkinson repose sur un examen physique et neurologique réalisé par un neurologue. La clinique Mayo précise qu’il n’existe pas de test unique pour détecter la maladie. Dans certains cas, une tomodensitométrie, également appelée étude des transporteurs de dopamine, peut être demandée, mais elle n’est pas systématique.