Publié le 18 octobre 2025. Alors que le quatrième trimestre 2025 a débuté, les taux hypothécaires pourraient-ils descendre sous la barre symbolique des 6 % ? Les marchés financiers affichent une confiance mesurée, malgré des fluctuations récentes.
- Le taux fixe sur 30 ans est actuellement de 6,27 % selon Freddie Mac, mais une baisse sous les 6 % d’ici fin décembre est jugée peu probable par les opérateurs.
- Les chances d’atteindre ce seuil sont estimées à 28 % sur Polymarket, bien qu’en hausse par rapport aux semaines précédentes.
- Des facteurs tels que la suspension de certaines données économiques gouvernementales et le temps limité restant avant la fin de l’année pèsent sur la prévision d’une baisse rapide.
L’optimisme avait pourtant grandi ces derniers temps : les taux hypothécaires ont connu une tendance à la baisse, atteignant des niveaux inédits depuis trois ans. L’idée de voir un taux débutant par un « 5 » semblait ainsi moins fantaisiste. Cependant, les marchés financiers, souvent précurseurs des évolutions futures, semblent encore sceptiques quant à une plongée sous les 6 % avant le passage à 2026.
L’analyse des données disponibles, notamment celles de Polymarket, une plateforme d’échanges sur les événements futurs, révèle une confiance mitigée. Les probabilités que le taux fixe sur 30 ans passe sous la barre des 6 % d’ici le 31 décembre sont actuellement évaluées à 28 %. Il y a à peine trois semaines, cette estimation avoisinait les 50 %, avant de chuter puis de remonter légèrement à 28 % la semaine dernière. Ce chiffre, bien que supérieur aux 13 % enregistrés la semaine précédente, reste relativement faible au regard de l’objectif.
Plusieurs éléments expliquent ce pessimisme prudent. Le principal frein actuel réside dans le manque de nouvelles données économiques. La fermeture du gouvernement fédéral aux États-Unis a interrompu la publication de rapports cruciaux, tels que le rapport mensuel sur l’emploi. Ces données, qui influencent significativement les taux hypothécaires, ont récemment contribué à leur baisse en raison de chiffres moins favorables qu’attendu. L’absence de ces indicateurs pourrait donc maintenir les taux dans une certaine inertie. Une exception pourrait être le rapport sur l’indice des prix à la consommation (IPC), dont la publication est attendue prochainement. Ce dernier pourrait avoir un impact plus marqué que d’habitude, soit en faisant remonter les taux, soit, s’il révèle une inflation maîtrisée, en les rapprochant encore davantage de la barre des 5 %.
Par ailleurs, le temps restant avant la fin de l’année 2025 est un facteur déterminant. Avec environ 75 jours restants, chaque jour qui passe réduit la fenêtre d’opportunité pour une baisse significative. De plus, l’enquête hebdomadaire de Freddie Mac, qui sert de référence, n’est publiée que le jeudi. Cela implique une nécessité de parfaite conjonction des événements : les taux devraient non seulement baisser, mais aussi le faire au moment où l’enquête les enregistre, pour qu’ils soient officiellement pris en compte. Un taux inférieur à 6 % un lundi, par exemple, pourrait ne pas apparaître dans les statistiques s’il remonte avant la publication de l’enquête le jeudi. La contrainte temporelle, combinée à la nature de la collecte de données, complexifie la perspective d’atteindre cet objectif d’ici la fin de l’année.
Malgré ces obstacles, la tendance générale semble toujours orientée vers une décrue des taux, même si la question est désormais celle du calendrier. L’image de « k » illustre cette fluctuation potentielle.
Avant de créer ce site, j’ai travaillé comme responsable de compte pour un prêteur hypothécaire en gros à Los Angeles. Mon expérience pratique au début des années 2000 m’a inspiré à commencer à écrire sur les prêts hypothécaires il y a 19 ans pour aider les acheteurs potentiels (et existants) à mieux naviguer dans le processus de prêt immobilier.