Publié le 9 février 2026 22:37:00. Une nouvelle méta-analyse identifie une combinaison de facteurs de risque, allant de prédispositions génétiques à l’exposition précoce aux antibiotiques, qui pourraient favoriser le développement d’allergies alimentaires chez les nourrissons et les enfants. Cette recherche, menée par l’Université McMaster au Canada, pourrait aider à mieux cibler les stratégies de prévention.
- Une combinaison de facteurs de risque majeurs et mineurs semble être associée au développement d’allergies alimentaires chez l’enfant.
- Les conditions allergiques préexistantes (terrain atopique), une introduction tardive des allergènes et l’exposition aux antibiotiques figurent parmi ces facteurs.
- L’étude a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et l’American Academy of Allergy, Asthma & Immunology/American College of Allergy, Asthma & Immunology Joint Task Force on Allergy Practice Parameters.
Les allergies alimentaires sont un problème de santé publique croissant, affectant de plus en plus d’enfants dans le monde. Identifier les facteurs de risque est crucial pour mettre en place des mesures de prévention efficaces et améliorer la qualité de vie des familles concernées. Cette nouvelle étude, publiée dans la revue JAMA Pédiatrie, apporte un éclairage précieux sur la complexité de ce phénomène.
Selon les chercheurs de l’Université McMaster, le développement d’une allergie alimentaire n’est pas dû à un seul facteur, mais à une interaction de plusieurs éléments. Les antécédents familiaux d’allergies, un terrain atopique (eczéma, asthme, rhinite allergique), une introduction tardive des aliments potentiellement allergènes dans l’alimentation du nourrisson, l’exposition aux antibiotiques, ainsi que certains facteurs démographiques et liés à la naissance, semblent jouer un rôle.
L’étude précise que l’exposition aux antibiotiques, en particulier pendant la petite enfance, pourrait perturber le microbiome intestinal, ce qui pourrait augmenter le risque de développer des allergies. De même, une introduction tardive des allergènes, comme les arachides, les œufs ou le lait, pourrait empêcher le système immunitaire de se familiariser avec ces protéines et de développer une tolérance.
Les résultats de cette méta-analyse pourraient avoir des implications importantes pour les recommandations en matière de prévention des allergies alimentaires. Ils soulignent l’importance d’une approche personnalisée, tenant compte des facteurs de risque individuels de chaque enfant. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et déterminer les stratégies de prévention les plus efficaces.
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter l’article de recherche original dans JAMA Pédiatrie.