Home Santé Qu’est-ce qu’un « gène du cancer » ? Comment les mutations génétiques conduisent au cancer

Qu’est-ce qu’un « gène du cancer » ? Comment les mutations génétiques conduisent au cancer

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Publié le 25 février 2026. Les estimations prévoient que 170 000 Australiens recevront un diagnostic de cancer en 2025, soulignant l’importance de comprendre les facteurs génétiques et environnementaux qui contribuent à cette maladie.

Le cancer, première cause de décès en Australie, est une maladie complexe dont les origines sont souvent multifactorielles. Si la prédisposition génétique joue un rôle, les mutations de l’ADN, qu’elles soient héritées ou acquises au cours de la vie, sont au cœur du développement de la maladie.

L’ADN, véritable « manuel d’instructions » de la cellule, contient les gènes, sections responsables de la fabrication des protéines. Ces protéines assurent le bon fonctionnement cellulaire. Une mutation de l’ADN peut entraîner la production d’une protéine défectueuse, en quantité insuffisante ou excessive, perturbant ainsi l’équilibre cellulaire.

Heureusement, les cellules disposent de mécanismes de réparation de l’ADN. Cependant, si une mutation persiste, elle peut s’accumuler avec le temps, notamment sous l’influence de facteurs environnementaux tels que les rayons UV, les produits chimiques dangereux, le tabac et l’alcool. C’est cette accumulation de mutations qui peut conduire au cancer.

Il existe deux types principaux de mutations de l’ADN : les mutations germinales, présentes dans les cellules reproductrices (ovules et spermatozoïdes) et donc transmissibles à la descendance, et les mutations somatiques, qui surviennent dans les autres cellules du corps et ne sont pas héréditaires.

L’héritage d’une mutation génétique, comme une mutation du gène BRCA1, augmente considérablement le risque de développer certains cancers. Par exemple, une femme porteuse d’une mutation héréditaire de BRCA1 a un risque de 65 % de développer un cancer du sein et de 39 % de développer un cancer des ovaires à l’âge de 70 ans, contre 9 % à 12,5 % pour une femme sans antécédents familiaux. Les hommes porteurs de mutations dans les gènes BRCA1 ou BRCA2 présentent également un risque accru de cancer du sein et de la prostate.

D’autres gènes, comme TP53, jouent également un rôle crucial dans la prévention du cancer. Les mutations héréditaires de TP53 sont associées au syndrome de Li-Fraumeni, qui confère à une personne un risque de 90 % de développer un cancer avant l’âge de 60 ans.

Bien qu’il soit impossible de modifier ses gènes, il est possible d’agir sur les facteurs de risque modifiables. Adopter un mode de vie sain – ne pas fumer, limiter sa consommation d’alcool, pratiquer une activité physique régulière, avoir une alimentation équilibrée et se protéger du soleil – est essentiel.

Les personnes ayant des antécédents familiaux de cancer devraient consulter leur médecin pour discuter de la possibilité de réaliser des tests génétiques et bénéficier de conseils personnalisés. Dans certains cas, un dépistage précoce ou des interventions chirurgicales préventives peuvent être envisagés. La détection précoce reste, dans tous les cas, un facteur clé pour améliorer les chances de guérison.

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