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Qui assumerait la présidence du Pérou si José Jerí démissionnait de son poste de président ? | Politique

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Publié le 2025-10-16 05:17:00. Suite au rejet de la demande de destitution de Dina Boluarte, le président du Congrès, José Jerí, a assumé la présidence du Pérou le 10 octobre dernier. Cette prise de fonction intervient dans un contexte de vide de vice-présidence depuis 2020 et de tentatives de censure visant la nouvelle direction du Parlement.

  • José Jerí, actuel président du Congrès, a prêté serment en tant que chef de l’État péruvien.
  • Cette situation est rendue possible par l’absence de vice-présidents et les dispositions constitutionnelles s’appliquant à ces cas.
  • Des critiques ont émergé suite à la nomination du nouveau Premier ministre, Ernesto Álvarez, en raison de ses propos sur la « Génération Z ».

Conformément à l’article 115 de la Constitution politique du Pérou, en cas de vacance présidentielle, c’est le Premier vice-président, puis le Second vice-président, qui prennent la relève. En leur absence, le président du Congrès est appelé à assumer la plus haute fonction de l’État. C’est ce scénario qui s’est présenté le 10 octobre dernier, conduisant José Jerí à la tête du pays, depuis le Palais du Gouvernement.

La transition n’a cependant pas été sans heurts. Des voix critiques se sont élevées, notamment suite à la nomination d’Ernesto Álvarez comme Président du Conseil des Ministres (Premier ministre). Ce dernier a suscité la controverse en tenant des propos jugés hostiles à la « Génération Z », un groupe de jeunes manifestants réclamant des mesures plus fortes contre l’insécurité et l’extorsion.

Si le président José Jeri démissionne, qui assumera la présidence du Pérou ?

José Jerí, qui cumule les fonctions de président du Congrès et de chef de l’État, est en position de président du Conseil d’administration pour la législature 2025-2026. Si José Jerí venait à démissionner de son poste à la tête du Parlement, il perdrait automatiquement sa fonction présidentielle. Dans ce cas, il retournerait à son rôle de membre du Congrès, au sein du groupe « Nous sommes le Pérou ».

Une telle démission laisserait le Congrès sans président. Cependant, les vice-présidents du Conseil d’administration (MD) resteraient en poste. Le règlement du Congrès ne prévoit pas que la chute du président entraîne celle des membres du MD.

Par la suite, le premier vice-président actuel, Fernando Rospigliosi (Force Populaire), serait chargé de convoquer des élections au sein du Parlement pour désigner un nouveau président du Congrès. Les différentes formations politiques devraient alors présenter leurs candidats à la présidence de l’institution. Conformément à l’article 12 du règlement du Congrès, les groupes parlementaires disposent de 24 heures avant le vote pour soumettre officiellement leurs listes. Le candidat élu président du Congrès deviendrait alors également président de la République et devrait former un nouveau Cabinet ministériel.

Ce mécanisme rappelle un précédent survenu le 5 septembre 2022, lorsque la présidente du Congrès de l’époque, Lady Camones, avait été censurée. La première vice-présidente, Martha Moyano, avait alors organisé de nouvelles élections qui avaient vu José Williams Zapata être élu le 12 du même mois.

Si José Jerí démissionne de son poste de président, les élections présidentielles peuvent-elles être avancées ?

Non, une éventuelle démission de José Jerí de la présidence du Pérou n’entraînerait pas d’avancement des élections générales. En effet, l’ancienne présidente Dina Boluarte a déjà convoqué les élections présidentielles pour le 12 avril 2026. Ce scrutin déterminera le futur président, les députés, les sénateurs, ainsi que les parlementaires andins.

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