Publié le 07 novembre 2025. Le directeur de Miss Univers, Nawat Itsaragrisil, se retrouve au cœur d’une vive controverse suite à une altercation publique avec Miss Mexique. L’incident, qui a choqué les participantes et l’opinion publique, soulève de nouvelles questions sur les pratiques de l’organisation et la personnalité du dirigeant thaïlandais.
- Le dirigeant de Miss Univers, Nawat Itsaragrisil, a publiquement réprimandé Miss Mexique, Fátima Bosch, pour un manque supposé de promotion de l’événement.
- L’incident a dégénéré, menant à l’intervention de la sécurité et au départ de plusieurs candidates en signe de solidarité.
- L’Organisation Miss Univers (MUO) a condamné le comportement de Nawat Itsaragrisil, qui s’est ensuite excusé, bien que de manière indirecte.
L’altercation s’est déroulée lors d’une cérémonie officielle à Bangkok, en présence de dizaines de candidates au titre de Miss Univers 2025. Nawat Itsaragrisil, homme d’affaires thaïlandais de 60 ans et figure influente dans le monde des concours de beauté, est accusé d’avoir traité Miss Mexique de « idiote » et de « stupide », des allégations qu’il nie tout en reconnaissant que son comportement a pu heurter certaines personnes.
« Si quelqu’un se sent mal, si quelqu’un se sent mal à l’aise, si quelqu’un a été touché, je m’excuse auprès de tout le monde », a déclaré l’homme d’affaires, visiblement ému, lors d’une conférence de presse ultérieure, sans nommer directement la jeune femme mexicaine.
Une personnalité controversée
Nawat Itsaragrisil n’est pas nouveau dans les sphères médiatiques thaïlandaises. Ancien présentateur télévisé, il s’est progressivement imposé comme une figure clé du secteur des concours de beauté. Diplômé de l’Université de la Chambre de Commerce thaïlandaise, il a dirigé Miss Thaïlande Monde entre 2007 et 2013 avant de fonder ses propres franchises, notamment Miss Grand Thaïlande et Miss Grand International. Son ascension a été jalonnée de plusieurs polémiques et accusations de mauvais traitements.
Malgré ses excuses, Nawat Itsaragrisil a dernièrement utilisé son compte Instagram pour rejeter les critiques. Il y a notamment partagé une vidéo de l’ancienne Miss Univers 1996, Alicia Machado, dénonçant les mauvais traitements subis dans l’industrie, qu’elle qualifie de « misogyne et imbécile ». En réponse, le dirigeant thaïlandais a ironisé : « Merci, Alicia Machado, Miss Univers 1996. J’accepte votre opinion et je reconnais que vous êtes un exemple incroyable pour Miss Univers. Je suis désolé que mon pays, la Thaïlande, ne soit pas assez bien pour vous. » Il a également déclaré : « La liberté d’expression est importante, mais si la voix ment, elle ne s’appellerait pas liberté d’expression », un message interprété comme une pique à l’encontre de Fátima Bosch.
Face à cette situation, Raúl Rocha, président de Miss Univers, a condamné les agissements de Nawat Itsaragrisil, annonçant des poursuites judiciaires et professionnelles. Il a souligné que le dirigeant thaïlandais recherchait constamment les feux de la rampe. L’organisation a également précisé que la participation de Nawat Itsaragrisil aux activités du concours serait désormais limitée.

D’autres controverses
L’incident avec Miss Mexique n’est pas le premier de ce type pour Nawat Itsaragrisil. En 2015, Arna Ýr Jónsdóttir, Miss Islande, avait accusé l’organisation de lui avoir conseillé de « perdre du poids » car elle était « trop grosse », juste avant la finale de Miss Grand International. Elle s’était alors retirée de la compétition, dénonçant des mauvais traitements et affirmant qu’en 2016, les concours internationaux devaient célébrer la diversité de la beauté.
À l’époque, Nawat Itsaragrisil avait défendu ces commentaires comme de simples « conseils » prodigués aux candidates pour les aider à « s’améliorer » et à remporter la couronne.
En 2022, il avait justifié l’élimination précoce de Miss Vietnam au concours Miss Grand International en arguant que celle-ci avait un « torse trop long et des jambes trop courtes ». Plus récemment, en mai 2025, Rachel Gupta, gagnante de Miss Grand International 2024, avait renoncé à son titre, dénonçant un « environnement toxique » au sein de l’organisation, suite à des allégations de chirurgie plastique diffusées par l’homme d’affaires thaïlandais.