Publié le 2025-10-24 14:08:00. Les Argentinos Juniors se sont qualifiés pour la finale de la Coupe d’Argentine grâce à une victoire 2-1 contre Belgrano, confirmant leur style de jeu audacieux et offensif. Une performance qui rappelle la glorieuse équipe de 1985, victorieuse de la Copa Libertadores.
- Les Argentinos Juniors, surnommés « El Bicho », ont atteint la finale de la Coupe d’Argentine après leur succès face à Belgrano.
- Leur philosophie de jeu, axée sur le dribble, la prise de risque et l’attaque constante, a été mise en avant lors de cette demi-finale.
- Cette équipe actuelle suscite l’enthousiasme des anciens joueurs et des supporters, évoquant l’âge d’or du club il y a 40 ans.
Le club argentin a atteint la finale de la Coupe d’Argentine grâce à une victoire 2-1 contre Belgrano. Ce succès marque une nouvelle étape pour « El Bicho », dont le style de jeu offensif et audacieux a séduit autant les supporters que les observateurs neutres. L’équipe attend désormais son adversaire en finale, qui sera désigné après la rencontre entre River Plate et Independiente Rivadavia de Mendoza.
Au cœur de cette équipe se trouve Romain Riquelme, un défenseur central dont le parcours atypique – ayant débuté comme talonneur – reflète la philosophie singulière du club. Ce dernier, comme en témoigne le match contre Belgrano, n’hésite pas à s’aventurer loin de sa position habituelle, illustrant l’audace collective qui caractérise les Argentinos Juniors. L’équipe du technicien Nicolás Diez a fait preuve d’une telle domination que Belgrano a eu l’impression de jouer à plus de 2 000 mètres d’altitude, comme à Quito. Malgré une décision arbitrale contestée concernant un penalty, la supériorité footballistique des « Bichos » fut écrasante, certains de leurs défenseurs se retrouvant même en position d’attaquant face au gardien adverse.
La philosophie de jeu des Argentinos Juniors semble résumée par un mot d’ordre implicite : « Celui qui ne dribble pas et n’avance pas ne peut pas jouer dans cette équipe. » Cette philosophie se retrouve chez tous les joueurs, du gardien Ruso Rodríguez (actuellement blessé) aux latéraux Lozano et Prieto, qui multiplient les montées offensives. Au milieu, des joueurs comme López Muñoz, Lescano, le jeune Diego Porcel et Lautaro Giaccone démontrent une capacité à combiner et à toujours chercher la passe vers l’avant. L’attaquant Thomas Molina, auteur de 17 buts en 36 matchs cette saison, incarne également cette volonté d’attaquer, cherchant constamment à perforer les défenses adverses.
« J’essaie de dribbler, de faire face, de toujours chercher le ballon. Je le dédie à Diego (Maradona), qui m’accompagne sûrement. Où qu’il soit, aujourd’hui, il doit être heureux. Depuis mon arrivée, je rêve de cette situation, de pouvoir jouer une finale. »
Hernán López Muñoz, joueur
La blessure du gardien Ruso Rodríguez, un leader de l’équipe, a soulevé la question de son remplacement. Le club aurait ainsi ciblé « Chiquito » Romero, un portier réputé pour son efficacité lors des séances de tirs au but, une compétence de plus en plus précieuse dans le football moderne. Cette recherche d’un gardien expérimenté souligne la compréhension du nouvel entraîneur, Nicolás Diez, de la nécessité d’insuffler une plus grande agressivité dans les moments décisifs.
Cette agressivité se manifeste par un pressing haut et une combativité dans les duels. Nicolás Diez démontre également une flexibilité tactique, adaptant le dispositif de son équipe en fonction du déroulement du match. Contre Belgrano, après avoir pris l’avantage, il a fait évoluer la formation de 2-1-4-3 à 5-3-2 pour sécuriser le résultat, témoignant d’une stratégie adaptable.
« J’aime voir comment l’équipe quitte le terrain applaudie. Je n’aime pas perdre de temps ou retarder. Nous cherchons, nous prenons des risques. Nous avançons. Les garçons travaillent dur pour bien jouer et gagner. »
Nico Diez, entraîneur
Ce succès intervient 40 ans après la victoire historique des Argentinos Juniors en Copa Libertadores en 1985. L’équipe actuelle, sous la houlette de Nicolás Diez, suscite une admiration qui dépasse les simples supporters, trouvant un écho chez les anciens gloires du club, comme Borghi, Checho Batista ou Domenech. À l’instar de cette équipe légendaire, celle d’aujourd’hui séduit par sa volonté de possession du ballon, son jeu tourné vers l’attaque, ses dribbles, ses frappes et sa prise de risque. Cet Argentinos Juniors joue pour être champion, et après avoir atteint la finale, il ne lui reste plus qu’à franchir cet ultime obstacle.