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Rap, Hip-Hop | Théo (25 ans) avait le projet de vivre caché

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Publié le 7 février 2026 22:44:00. Le jeune artiste Teddy, originaire de Bergen, brise les codes avec un hip-hop queer audacieux, puisant sa force dans une colère transformée en musique et une quête d’acceptation de soi.

  • Teddy, de son vrai nom Theo Myking Mekonnen, explore son identité queer à travers un rap riche en textes et rythmé.
  • Son parcours, marqué par la honte et la peur de ne pas être accepté, l’a conduit à s’affirmer et à revendiquer son espace dans le paysage musical norvégien.
  • Le hip-hop queer, un sous-genre en plein essor, devient pour lui un moyen d’expression et d’activisme.

Theo Myking Mekonnen, sous le nom de scène Teddy, est prêt à faire bouger les lignes. Loin de se laisser oublier, il s’apprête à lancer une carrière musicale qui ne ressemble à aucune autre. Son terrain de jeu ? Un espace musical relativement nouveau, à la croisée des collines et des rochers de Bergen : le queer-hip-hop.

« Il est difficile de dire ce que l’on ressent au quotidien. Nous sommes censés être si heureux tout le temps. Mais quand je suis seul, je le sors. J’écris, j’édite et je laisse couler. Une grande partie de cela vient d’un endroit en colère », confie l’artiste.

Cette colère, loin de le paralyser, s’est transformée en une énergie créatrice débordante. Teddy s’inscrit dans un mouvement musical émergent, le hip-hop queer, qui donne une voix aux expériences et aux identités de la communauté LGBTQ+. Ce sous-genre du hip-hop, né dans les années 1960 et 1970 à Harlem, New York, est un espace sûr pour l’expression de soi, notamment à travers des compétitions comme le voguing et les défilés de mode.

Le jeune homme de 25 ans a grandi à Godvik, avec un père éthiopien et une mère norvégienne. À l’âge de 14 ans, il était rongé par la peur de ne pas être accepté tel qu’il était. « J’imaginais que je devrais garder mon orientation cachée pour le reste de ma vie. Il y avait beaucoup de honte », se souvient-il.

Finalement, il a trouvé le courage de s’ouvrir à sa mère, qui a réagi avec compréhension et acceptation. Malheureusement, tous ses proches n’ont pas eu la même réaction. Cette expérience l’a poussé à construire sa propre plateforme et à s’affirmer en tant qu’artiste.

Teddy a suivi une formation de maquilleur à l’école de production d’Hyssingen, un lieu où il a pu remettre en question les normes et les attentes sociales. Il a ensuite rejoint le milieu queer et la scène drag d’Oslo, où il a découvert qu’il était possible de vivre de sa créativité et de prendre sa place.

« J’ai réalisé qu’il est possible de vivre de sa créativité et qu’on a le droit de prendre de la place ! », s’exclame-t-il avec conviction.

S’il pouvait remonter le temps et parler au jeune garçon effrayé de 14 ans, il lui dirait : « Continuez à briller. Vivre caché, la peur et la honte ne profitent à personne. Vous devez faire des choses même si vous avez peur. Ne laissez pas les attentes des autres ou la peur vous arrêter. »

Pour Teddy, la musique est avant tout une question de visibilité et d’appropriation de son propre corps et de son identité. Son premier single, « Quick Draw Duel », qui alterne entre le norvégien et l’anglais, en est le parfait exemple.

Il dénonce également la fétichisation des corps queer, en particulier celle des hommes apparemment hétérosexuels qui réduisent les hommes queer féminins et les personnes trans à de simples objets de désir. « Dans l’ensemble, il s’agit d’être soi-même, surtout quand on vit en dehors de la « norme » », affirme-t-il.

L’artiste ne s’attend pas à rencontrer de l’adversité ou de la haine, mais il est prêt à affronter les critiques avec détermination. « Je suis sûr que quelqu’un dira quelque chose. Mais je le maintiens. Non, café : je m’en fiche ! »

La scène hip-hop de Bergen est en pleine expansion, et des artistes comme Grison Dias, une légende du genre, encouragent les nouvelles voix à se faire entendre. « Le hip-hop se caractérise par un certain type de masculinité, mais rien ne laisse penser qu’il n’y a pas de place pour moi », souligne Teddy.

Dias met également en avant le travail d’Infinite Coles, un artiste queer qui fait des vagues à l’échelle internationale avec son mélange de R&B et de hip-hop. « La musique et l’esthétique sont vraiment cool, et il semble qu’il ait un bon impact. Votre approche en tant que musicien ne devrait pas être une discussion ou une chose en 2026. Si quelqu’un n’est pas prêt pour cela, il doit simplement l’être. »

Le prochain concert de Teddy aura lieu au BIKS dans le cadre du festival The Winter of Soul, du 13 au 15 février.

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