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Rejetez un Cristach et demandez Cuba Libre

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Publié le 9 février 2024 23:47:00. Sandro Castro, petit-fils de Fidel Castro, a une nouvelle fois suscité la polémique en publiant une vidéo sur les réseaux sociaux où il refuse une bière locale, la « Cristach », pour demander un « Cuba Libre », un cocktail symbolique fort dans l’histoire de l’île.

  • Sandro Castro a publié une vidéo où il exprime son désir de boire un « Cuba Libre » plutôt qu’une bière « Cristach », une marque associée au régime.
  • Cette action, perçue comme une provocation ou un message codé, a déclenché une vive réaction sur les réseaux sociaux, entre espoir, méfiance et critique.
  • Le geste de Sandro Castro, bien que présenté sous forme de plaisanterie, résonne fortement dans le contexte cubain où l’expression « Cuba Libre » évoque des décennies de lutte pour la liberté.

Sandro Castro a réitéré son penchant pour la controverse. Dans une de ses vidéos habituelles, diffusées sur les réseaux sociaux, le fils rebelle de Fidel Castro a franchi un nouveau cap dans ses messages, plus ou moins ambigus, à l’égard du gouvernement cubain.

Cette fois, il l’a fait par un geste symbolique déguisé en plaisanterie : il a refusé une « Cristach », la bière emblématique de l’île, pour demander un « Cuba Libre ». Dans la vidéo, Sandro apparaît dans un bar, visiblement agacé après une conversation téléphonique décrite comme « inconfortable » et « sexiste ». Un serveur tente de l’apaiser en lui proposant une « Cristach », mais il surprend son interlocuteur en répondant :

« Non, je ne veux pas de Cristach, ce que je veux c’est un Cuba Libre, frère. »

Sandro Castro

Lorsque le serveur lui explique qu’ils n’ont pas de Coca-Cola pour préparer le cocktail, Sandro réplique :

« Quand vous aurez du Coca-Cola, dis-le-moi, car en ce moment, c’est ma boisson préférée. »

Sandro Castro

En quittant l’établissement, après avoir résumé les péripéties de sa journée, il lance une phrase acerbe : « Des temps meilleurs viendront, monsieur. » La publication de la vidéo était accompagnée d’un message en majuscules résumant toute la portée symbolique de la scène :

« JE NE SUIS PAS POUR CRISTACH, JE VEUX PRENDRE CUBA GRATUITEMENT. »

Un simple jeu de mots ?

Dans le contexte cubain, l’expression « Cuba Libre » dépasse largement le cadre d’un simple cocktail à base de rhum et de cola. C’est un cri refoulé, l’expression d’un désir collectif qui condense des décennies de lutte, de frustration et d’aspiration au changement. Le fait que le petit-fils de Fidel Castro l’assume – même dans une mise en scène décalée – a été interprété par beaucoup comme une provocation directe ou un message codé.

Sandro Castro n’occupe pas de poste officiel au sein du pouvoir cubain, mais son nom de famille en fait inévitablement une figure symbolique. Ses vidéos, mélange d’humour, d’absurde, de performance et d’allusions sociales, suscitent un intérêt croissant et font l’objet de nombreux commentaires.

Ce qui était autrefois considéré comme de l’excentricité commence à être perçu par certains comme un récit construit, parsemé de clins d’œil de plus en plus explicites au sentiment populaire.

La toile réagit : entre espoir et scepticisme

Ces dernières heures, des dizaines d’internautes ont commenté la publication sur les réseaux sociaux, exprimant un large éventail de réactions : espoir, moquerie, suspicion et critique. Certains ont affiché leur soutien :

« Je te l’avais dit il y a quelques temps, ce gamin est avec nous, plus clair que l’eau. Libérez Cuba ! »

Internaute

« Nous soutenons la boisson ! »

Internaute

« Cela ne pourrait pas être plus clair. Cet enfant envoie toujours des signaux. Nous voulons tous un Cuba Libre. »

Internaute

D’autres se montrent plus méfiants :

« Cet enfant est un grand garçon comme tous les membres de sa famille. »

Internaute

« C’est ce qu’ils veulent que vous pensiez. »

Internaute

« Ne soyez pas naïfs. Ils font ça depuis toute votre vie. »

Internaute

Certains ont même exprimé leur colère :

« On veut enlever son nom de famille. On veut éviter les messages ambigus. Les gens meurent de faim et il parle du dernier iPhone ou d’une Mercedes Brabus à 500 000 dollars. C’est pour ça que Cuba est comme ça, à cause de gens comme vous qui vous laissez berner par ces clowns. »

Internaute

D’autres, au contraire, cherchent à dissocier l’individu du poids de son héritage familial :

« Tout le monde l’attaque et personne ne l’a vu assis dans un bureau du parti, à une table ronde, lors d’événements patriotiques. On s’attaque seulement à un homme qui, par hasard ou par malheur, est né dans la famille Castro. Il n’a rien pris à personne. Le nom de famille Castro et le petit-fils de celui qu’il est, eh bien, tout le monde est contre lui… Vive Cuba Libre et ce qui se passera sera par la loi de Dieu. À sa place, je ferais la même chose. »

Internaute

Quoi qu’il en soit, le petit-fils le plus controversé et médiatique du défunt dictateur a une fois de plus atteint son objectif : provoquer, susciter le débat et maintenir son nom dans l’actualité. Mais cette fois, le message a pris une dimension particulière. Dire « Je veux Cuba Libre » n’est pas anodin sur les lèvres d’un Castro.

Les interprétations sont multiples : ironie, stratégie de communication, prise de position sincère ou simple message codé ? La vérité est que les gestes comptent, et chaque mot prononcé – ou publié – par un membre de cette famille résonne au-delà de l’anecdote ou du choix d’une boisson.

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