Publié le 2025-11-03 07:36:00. Après une période de discrétion suivant le pillage de sa résidence, Ahmad Sahroni, membre du Conseil des représentants du peuple (DPR), s’est exprimé publiquement à Tanjung Priok, Jakarta Nord, pour aborder cet incident et ses conséquences.
- Ahmad Sahroni a réaffirmé ne pas être corrompu, se défendant des accusations implicites suite au cambriolage.
- Il a dénoncé l’action des pilleurs, suggérant qu’ils ne contribuaient pas nécessairement à l’économie par le biais des impôts.
- Le trésorier général du parti NasDem a exprimé sa consternation face à la disparition de photos de famille lors du cambriolage.
C’est dimanche dernier, le 11 février, qu’Ahmad Sahroni a finalement rompu son silence face aux habitants de Tanjung Priok, dans le nord de Jakarta. Sa réapparition intervient plusieurs mois après le cambriolage de sa maison, survenu durant la vague de manifestations qui a secoué la région du 25 au 31 août dernier. S’exprimant devant ses concitoyens, Sahroni a choisi d’aborder directement l’épisode du pillage.
Dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, dont CNN Indonésie n’a pu vérifier l’authenticité de manière indépendante, le responsable politique a affirmé :
« Tout le monde me déteste, tout le monde me cherche. Mesdames et messieurs, Dieu merci, je ne suis pas corrompu. »
Ahmad Sahroni
Sahroni, également trésorier général du parti NasDem, a ensuite émis des réserves quant à la perception publique de sa résidence, semblant regretter que certains aient pu considérer sa propriété comme une source de revenus fiscaux collectifs. Il a avancé que ceux qui ont commis le cambriolage n’étaient pas nécessairement des contribuables assidus.
« Je suis sûr que les gens qui crient perdent leur temps à payer des impôts. Ils doivent aussi attendre pour obtenir des produits de première nécessité », a-t-il déclaré.
Ahmad Sahroni
Le responsable a par ailleurs qualifié le cambriolage d’acte perpétré par des individus ignorant le contexte politique, se disant particulièrement affecté par le vol de photos de famille.
« La question est de savoir pourquoi essayer, d’accord, prendre autre chose, prendre des photos de famille. A quoi ça sert », a-t-il déploré.
Ahmad Sahroni
Parallèlement à ces événements, Ahmad Sahroni fait l’objet d’une procédure devant le Tribunal d’honneur du Conseil (MKD) pour violations présumées de l’éthique, suite à sa mise en retrait. Cette procédure découlerait de propos jugés peu empathiques tenus en réaction à la vague de manifestations d’août dernier. Le MKD n’a toutefois pas encore fixé de date pour une convocation formelle. D’autres personnalités publiques, telles que Nafa Urbach, Eko Patrio, Uya Kuya et Adies Kadir, sont également concernées par des procédures similaires devant cette instance.