Publié le 2025-10-26 14:14:00. Sandro Castro, petit-fils de Fidel Castro et homme d’affaires cubain, a tiré la sonnette d’alarme sur la flambée de l’inflation et la dépréciation du peso cubain, pointant du doigt un média indépendant et proposant une union des entrepreneurs pour stabiliser la situation.
- L’inflation à Cuba est qualifiée de « problème grave » par Sandro Castro, affectant autant la population que les milieux d’affaires.
- La valeur du dollar américain a atteint 500 CUP sur le marché informel, une hausse que Sandro Castro attribue au média indépendant El Toque.
- Castro appelle à la création d’une association ou d’un syndicat d’entrepreneurs, commerçants et importateurs pour acheter des dollars en volume et freiner la spéculation.
Dans une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux, Sandro Castro, petit-fils de l’ancien dirigeant cubain Fidel Castro, a exprimé sa vive préoccupation face à la situation économique de l’île. Il a particulièrement souligné la hausse vertigineuse du dollar américain sur le marché informel, dont le taux a atteint 500 CUP (Pesos Cubains). Selon lui, cette inflation galopante constitue une menace sérieuse pour l’ensemble de la société, y compris pour les entrepreneurs qui peinent à opérer dans ce climat d’instabilité.
Le jeune entrepreneur a directement mis en cause El Toque, un média indépendant qui publie quotidiennement les taux de change informels. Bien qu’il reconnaisse que ce dernier « n’est pas une bourse », il affirme qu’il « nous régit ici à Cuba » et encourage la mobilisation citoyenne contre ce qu’il perçoit comme une source de déstabilisation économique. « C’est bien que les gens se battent contre eux car l’inflation nous affecte tous », a-t-il déclaré.
Face à cette crise, Sandro Castro propose une stratégie concrète : organiser les acteurs économiques qui achètent le dollar en grandes quantités. Il plaide pour une action collective des entrepreneurs privés, des petites et moyennes entreprises (mipymes), des producteurs et des importateurs, afin qu’ils agissent « en équipe » pour négocier et acheter le dollar, limitant ainsi sa spéculation et sa course ascendante. Il suggère la création d’une « association ou un syndicat d’entrepreneurs, de commerçants et d’entrepreneurs cubains » pour travailler de concert et éviter que le taux de change ne « nous entraîne vers plus d’inflation ».
Il a justifié cette proposition par la nécessité de stabilité pour les entrepreneurs privés, qui font déjà face à de « milliers de difficultés », citant le « blocus externe et interne » comme un frein majeur à leur activité. Ces déclarations surviennent dans un contexte de crise économique profonde à Cuba, caractérisée par une inflation élevée, une dévaluation continue du peso et des pénuries généralisées de biens essentiels.
De son côté, El Toque a maintes fois rappelé que sa plateforme se contente de refléter les transactions du marché informel et ne fixe pas les prix, en l’absence d’un marché officiel fiable et transparent. La publication ne fait qu’enregistrer les échanges quotidiens entre Cubains.